574 HISTOIRE SOCIALlS'fE un bcu rcux concours de circonstances favorables, l'agriculture ait ôté, pendant la pério le impériale, incontestablement prospère. Chaptal nous fournil quelques cbifTrcs qu'il convient de recueillir: • En 1808. dit-il, la récolte du vin est de 3;; millions 1/2 d'hectolitres produit, par i 013 u:JO hectares plantés en v,igne. « Spr les ;;2 111illio11ds 0 bectares <Juiconstituaient alor5 la superficie de la rraoce, on c,Huptuit 23 millions d'hectares de terres labourables, 3 millions 1,':.?en p/UUl'age;;, autan( en prés; en1iron 4 millions sont terres vagues, landes el bruyères; 7 millions d'hectare'S sont occupé. par le5 bois. • La culture du Jin avait augmenté et occupait environ 40000 hectares. iCOUOO hectares étaient ensemencés en chaume; enfin, la betterave en occu, a bientôt rmiron 100000 également. i'.\ous a, ons , u plus haut, en efTet, avec quel enthousiasme Napoléon al'ait accuPilli l'inl'cnt:on de Del~ssert qui venait de découvrir le moi en de tirer du sucre de la Lelterave et comment l'empereur, enchanté à la perspecti,·c de n'être plus, Jiour cette denrée, trihutaire de l'Angleterre, encouragea la culture de la betlpra,e el la fabrication du sucre. Qu·on nous permette d'y rel'cnir en citant rintéress&nt rapport adre,s6 le 23 mars i81i par le ministre de l'Intérieur Montalivet à • Sa M1jeslé l'empereur et r Ji ». • Sire, • De f(r:ind5 résultats et des succès inattendus doivent dan~ tous les genres signaler Je règne de Yotre ~lajesté: l'Jnùuslrie française se fait notan,m• nt rcmnrguer par d'importants efiorts, et cette époque si célèbre clans le, r de, de l"histoire des nations J;our l'art milit1ire et pour la politique, le sera au»i puur les arts utiles auxquels Votre Majesté aura donné la nabsance et 1•ar ceux dont· clic aura fixé le progrè~- L'industrie agri~ole surtout, si favorisée I nr le sol et I ar le climat, s·est montrée jalouse de seconder vos projet,; i:én<'reux pour l'afîrauchissement du continent; déjà à la voix de Yut1e M, jCSt<', elle a commencé à faire naitre le coton, dont la manutention nnail d'être rortée en France à un haut degr~ de perfection. Déjà le pastel renatl sur le sol qu'il enrichi~sait du temps de nos ancêtre, et l'art d·en Lüraire lïndigo sort d'un long et profond oubli. Enfin, Je sucre dont l'habitude a fai l un besoin, était encore l'objet d'une immensP exportation de numéraire; Je sirop de rahin fabricJuô à l'emi sur tous les points de la France a procuré une substance sucrée jusqu'alors inconnue et qui, dès cette année, a diminué, d'une manière notable, l'emploi de ce sucre des colonies ,!ont nos ennemis croyaient toujours nous faire payer le tribut. Un eltorl plus [;_randcnrnro restait à faire. Votre ~lajesté a voulu qu'on trouvAt, en France m~mc, un sucre inùigènc qui remplaçât celui de~ colonies, elle a désiré tue ce sucre fut aus,i savouretu, aus;,i commerciable que celui de can11es el
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