Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllSTOlRE SOCIALISTE • Il est défendu aux perruquiers el coilf..urs de femmes de ,e 11·n1rvoir de garçons ou aides, s'ils ne ,ont porLeur5 d'un bulletin de placem •nt, à peine de 200 francs d'amende. • D'où il ,~,ulle que l"oU1rier ne pouvait se placer directement : l'iulerm(diaire du prépo•é ornciel était oblig.1toire. CM autre intenenlion drs pouvoirs publics qui mérite au-,i d'être e1 ref!i,trée e-t celle l'Oncernant la durée de la journée de travail pour les OU1r1r1~du Mtiment. L'c,rd'annance du 26 septembre 1806 est ainsi conçue: ARTICLE PRUJER. - Du i" avril au 30 septembre, l.i journée de, ouvrier, n,açon~, tailleurs de pierre, couvreurs, carreleurs, plombiers, charpe11tiers, 5cieurs de long, pa1·curs, lerra,,iers et manœuvres comrn, nec à O heur••• du malin el finit à 7 heures du soir. Du i" octoh,e au 31 mar,, la ;ourn,·r comrneucr ù 7 heures du matin et finit au jour dcfaillant. En Hé, les btro.res de repas sont de g il 10 heures et de 2 à 3 lwure,. En hiver, l'heure de;r repas est de 10 à i1 heure;.. ART, 2. - La joUTnée des ouvriers menui,iers commence, en toute ~aison, à 6 heures du m ,tin et f1111t à 8 heures du ,oir, lor-qn'il, tra,· 11lent à la. boutique. Elle finit à 7 heures du soir lor,quïls tra,aillent en l'ille. Uans ce dernier cas, les heure:; des repas sont de O à 10 heures el de 2 à 3 heures. An. 3. - Pendant toute l'année, la journé? des ouvriers 5ert"Uriers comru.-nce à 6 heures du malin et finit à 8 heures du soir. ART.4. - Les ouvriers en Mtiment qui ~ont dall8 l'u~e de prendre l'ordre ées maitres, soit avant ùe tolJlweu,·er la journée, S-Oit penùrnt le cours des lravau, qui leur &ont ronllu~, lor,que les travaux sont Lenninés. se rendrool clb!%lb maitres une heure avanl C<!llesci-dl'ssus prescrites. Ain~i la ~olticitude iruptri ,le allait ju-qu a l re,crire la ùur .. c de la journée de travail, filée pour cerlaio, il. qua urze et mcme quinze lteures, mai~ le taux de, salaires demeurait libre; on ,oil ce que le patron pouvait e\il,\er de travail de son omrier; en échange, celui-ci n'avait aucune garantie contre l'exploiulion J1<1lrooale. Noua avoos TIi plu& haul que le: rapport de 1807 !igaale les ouvriers du hàtimt·nt comme les plus turbulents et le!!o plus endins à former des coalilioos.. l!ln réJICMlse à celle dénonciation policière, une ordonnance ne se fil pa, attendre, el l~s ch 1rpentie-~ furHIL viclim~ de pre:,criplioo, 1•1rticulièremeal tyranniques, édictees le 7 décembre 1808. KA wid 11uel4ue11 6cbaatiUons : 5' Les out.ils de c~ue mallre charpentier ~eronl marqués d'un poinçon parl.iculitr. 6' Les maitres charpenllHs feront graver deux ~oinçons qui porteront ne toutu lettres leurs noms de famille.

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