Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllS'fUIRE SûCIALJS'l'E: M1.',ISTi1:llEDE LA POLICE G,;i'i1'1\.\LE Premier état des renseignements sur la situation du commerce et des manufactures 181i El'ATDESMA~tFACTtRE: Sle nombre des ouvriers est-il plus considérable en 1811 qu·en 1810? LOIRET-. Le nombre des ouvriers dans les manufactures de bonnelerie~. de couvertures, de matures esl diminué. Les mécauiques en sont la cause. Les ralflneries, qui occupaient beaucoup d'omriers, soul sans activité faute de matière première. O1sE.- Les manufactures languissenl; le nombre de~ ouvriers en est considérahlerncnl diminué. Sol1>1E-. Le défaut de débouchés aux produits des manufactures a fait cesser le travail; les villes, bourgs et villages sont encombrés d'ouvriers sans occupation. EGRE.- Les manufactures, très nombreuses dans ce département, ;ont en général diminuées d'un quart ou d'un cinquième. Depuis un an, le;; draperies el IPs tanneries, branches principales d'industrie, sont diminuées d'un lier,;; on compte 11060 ouvriers sans emploi. N1tvnE. - JI y a dans ce département 165 tant haut-fourneaux, forges, , errcries que manufactures Cie faïence el de poteries, occupant 4 63:2pères de famille. Une population à peu pr1s semblable est occupée à l'exploilalion et au transport des bois destinés pour Paris. La cessation presque absolue du commerce a presque anéanti ces établissements, el la maieure parlie de ces ouvriers est sans travail. R11ôNE-. Plus de 200 ouvriers viennent de quiller la manufacture de mousseli1,e de Tarare. Les manufactures de rnieries sont dans un trisle étal. En ·1810, le nombre des métiers battans était de 14694. En ce moment, il n·esl que de 2400 à 2600. Celle diminution tient au défaut de commandes de la part de l'étranger. ll•NCUE.- Les filatures de coton, les fabrique;; de calicot et de coutil sont dans la plus grande détresse el à la veille d'être fnmées. Nono. - En 1808, le nombre des ouvriers employés dans les manufactures s'élevait à 68161. Il n'est plus actuellement que de 43051. La diminution tombe en majeure partie sur les fabriques de coton el, subsidiairement, sur celles de tabac. IIAUTE-VIEn-E-. Ce département a des manufarlures de porcelaine, de papier, des fabrique~ de siamoise et de droguet, des filatures de colon el des usines. Mais ces établissements languissent faute de débouchés pour leur11 produits. Le nombre des ouHiers est réduit de plus de moitié.

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