5!8 HTSTOll1E SOClALIS1'E Au,si C>«de que possible, di:-011s-nous, car il est assez malaisé ù'arriver il une cerlilude en présence de renseignements aussi contradictoires que ceu, qui résulleraient des deux pièces suivantes. L'une csl un rapport sur la situation de Lyon adressé à l'empereur parle ministre de 11nlérieur. Il est daté du 9 juillet 1810: 2• Dl \"ISION BCREAU on, ARTS ET MAl'H:PACTOBfi:S MINISTÈRE DE L'INTÉf\1 EUf\ Note pour Sa llfajesté fEmpereur. Paris, 9 juillet 1810. « Le mini-tre de l'Intérieur a l'honn·eur cle faire part à Votre Majesl& des renseignements qui lui ont été transmis sur la situation florissante de la fabrique d"élo(îes de soie de la ville de Lyon. Des négociants de Leipzig et cle Francfort se trouvent en ce moment dans c•lle ville el y ont fait <les commandes considérables. li est arrh'è , es ouHiers d'Allemagne et d'llalie. et onzt' mille neuf cents métiers sont en activité. A la vérité, la récolte des soies n'a pa, été abondante: elle n·est que la moitié de celle des années ordinaires; mais il sera suppléé à celte insufftsance par les soies qui sont en maµa,in; il ne faut maintenant, pour rendre complète la prospérité de lil ville de Lyon, qu'augmenter le nombre de,; bras qui y sont employés. • c·est ce dont le ministre de l'lnlérieur ,,a s'occuper, en soumellanl à Yotre ~Injcslé, dans Je projet de budget de la ville de Lyon, exercice 1810, la propo,-ition de mettre à la disposition de l"admini,lration municipale de celle ülle une somme de t,0000 francs pour encour,ger les apprentissage,. Si le nomhre des métiers augmente encore, Lyon aura atteint le plus haut degré de prospérité auquel il doit parvenir. Car ce nombre s'est rarement élel'é audessus de quatorze et quinze mille. » Or, moins de quatre mois plus tard, ,·oici la lettre qu"écriva;l au même ministre de l'Intérieur, le vice-pré,ident du conseil général du commerce : MJ!I.JSTÈRE DE L1NTÉf\lEUR Le vice-pr~&ident du Conseil général du Commerce à S. E. ù ministre de rJntérirt,r. Paris, le a•-~ 18,.. • ~lonseü,:neur, " J'ai !"honneur -d,e vous adresser un eitrait du procè•-.verbaJ de la séanceque le conseil général du .commerce a Len.ue ll.ier. PerrneUez qu'en cette circonstance, je ne me bome pas à une simple let.trll d'enwüi. L'aspect eJ?rayant
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