Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIAl,JSTE ,ur l".1rl in,lu,triel, ne se point borner à des indications de len lances. L'é10l11tionde, arts de l'ameublement, par exl'mplc, méritrrait qu'on lui consacre une a,scL longue ctudc, en raison des préli,nlious qu'elle atficba de conquérir une personnalité originale cl indépendante; mab la p,ychologie <le èia: olcon renseigne, en somme, bien plus complèlemenl sur toutes les matières ùonl il voulul diriger le dé,·eloppement el les applications qu'une du1le -ur la lran-formation mêcne de ces industries. ~ll,;l:>IQl,;E.- La censure rigoureuse que Napoléon prétendait e,crcer sur le; art, n'a,•ait pas de raison d'être en musique. On n·y pouYail craindre retlc iMologie contre laquelle l'empereur ne cessait point de fulminer. La musique n'eut ;Jonc point à soulirir des pressions exercées partout ailleurs cl, par une sorte de libéralisme intelligent, fut, au contraire, encoura:;ée dans s··s dë,eloppements avec un zèle el un soin qui ne laissent point de surprendre. On sail toute !"estime de :Xapoléon pour Lesueur cl tout le bien quïl lui voulut. li ,e leurra sur les véritables mérites du musicien dont les œunc,, rependant, ne sont pas sans force el sans charme. On a, avec raison, con,,•rvé le souvenir des Dardes, opéra représenté en 180-l. qui assura la renommée de Lesueur et lui ,alul de nombreuse, distinctions officielles. Le, inl~rprètes de l'œuvre qui l'a,aienl, au début, fort mal servie, en ressenlirent peu après la beauté et partagèrent un enlhous.iasme dont Napoléon avait lui-mt!me donné Je signal. Le Vestale, de Spontini, obtint également un grand succès el rencontra, dès l'abord. les mêmes difficultés d'iolerprétalion, surmontées enfin avec la mème aisance. ~lehul, enfin, donne, après des œuvres déjà très remarquables, Joseph (180i) dont les beautés suffiraient à prolonger son souvenir. L'art clas,ique de llèhul, son orchestration solide et précise s'allient à une émotion pènélranle el viennent soutenir une inspiration pathétique jusqu'au terme de l'œuvre. Méhul demet1re, dans celle période de l'histoire de notre mu,,que, l'un des msllres les plus purs; dans certains o_pèras il a retrouvé la grandeur, la lendre~se et la simplicité qu.i font loul le génie des mervdlleux artistes de l"A.Uemagne. On couoatl, de Monsigny, des œt1vres légères el J)leiues de gràce, Cherubini elll, sou; l'Empire, des succès retentissants; par ordre deSapoléon, on représenta les principau1 opéras italiens, la Fltlte enchanlù el Don Juan, de Mozart. Enfin, Auber el llérold, jeunes encore, annonçaient leurs brillantes carrières par de, œu, res de début qui semblèrent Incomparables aux contemporains. li -erail injuste, enfin, de ne p!s mentionner qaelqaH noms parmi tes ,

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