500 IIISTOinE SOCIALISTE Jamais J'imaginalion des femmes nr se laissa emporter à des excès d'un goût plu, déplorable: un sentimentalisme a1·enlurrux et qui nous semble toul à fait suranné imprègne quelques roman, lais.;és par )lm• Cottin et .M·• de Genlis. XaYier de ~laislre, déjà célèbre, s'acquil d'autres a lmirateurs par des ouvrages nouveaux, el Charles Nodier, bien limide el peu doué, se signalait néanmoins à l'attention de ses coolemporains par des œuvrns consciencieuses empreintes d'un sentimentalisme facile el ennuyeux. Beau.x•Arts. - Peintu.re. On o'élonne que les incessantes préoccupations belliqueuses de Napoléon lui aient laissé le loisir de songer à nos richesses esthétiques. Et cependant il n'e,l presque aucune de ses campagnes au cours de laqnelle on ne pui,se signa!Pr des envois de chefs-d'œuvre enlevés aux musées étranger,. Le nomhre des toiles dont les hasards de la guerre le rendirent mallre dépasse ]('s vré1isions les plus andacieuses. Il suffit, pour s'en rendre compte, de citer quelquesuns des noms d'artistes réunis par lui dans les galeries du Louvre. Les œuvrc; importantes de Yan Dyck, 'l'ilien, Pérugin, Raphaël, Guide, Véronèse, Corrrge, Rembrandt, Ruysdaël, A. del Sarle furent amenées en France par ses soins, el nous eùmes la chance de les y voir demeurer dans un instant où l'Europe, enfin Yictorieuse, paraissait décidée à ne plus laisser subsister un ,eu! ,·cslige d'unr puissance qui l'avait plusieurs fois écrasée. li y eut néanmoins, après 18l!J, de, lentalives nombreuses faites par les nations coali:;ées pour reprendre les riche,ses qui leur avaient appartenu. Plusieurs réu,sirent, el nos galrries furent dépossédées d'un certain nombre des plus belles toiles qu'elles contenaient. Si la littérature, à part de très notoires exceptions, offre sous l'Empire assez peu de talents originaux et de personnalités soucieuses de leur complète indépendance inlellectuelle, on n'en peut pas dire autant des beaux-arts. Un âge qui Yil Géricaull, les Vernet, Ingres, Gérard, et un peu plus tard Dela• croi,, a, senible-l-il, les plus grands titres à l'admiration générale. Il est vrai que lù, encore, l'indépendance du labeur et la liherté de l'inspiration furent les premièrts garanties du talent de ces artistes. On ne peut s'exprimer de la mhne manière sur le compte de David, qui représente, au contraire, au cours de celte période artistique, tout ce que l'Empire a consacré de froid et d'ar' iflciel, de pompru~ et de sévère. La préclilection de l'rmpereur pour cet arli,tc s'explique fort naturellement. D'autre part, David joignait à son très réel métier de peintre iles qualités utiles de souplesse, une componction et un,• docilité qui étaient de nature à lui allirer les gràces de l'autocrate. Celui-ci l'encouragea dès ses débuts, lui concéda une attention dont 181
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