Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

481) HISTOIII E SOCIALISTE sonnet- et souvent fort absolus sur les événements auxquels il s'élail trouvé mêlé. La nr,tauralion, qui ramenait un modèle de gouvernement auquel Cha• tcaubrianrl donnait tout son crédit, fit de l'écri\'ain un homme politique très en vue. Les fayeurs qu'il obtint et les dignités dont Louis XYIII le cou, rit ne réduisirent roint une combativité naturelle dont il faut YOirune preuve curieuse dans la publication qu'il fit, en 1816, de La .llonarcltie .,eton la Ch,1r/e, brochure qui lui allira les sanctions les plus sévères, le ftl, entre autres cho,e,, rayer de la lble des ministres d'Etat el détermina le pouvoir à lui supprimer tempora;rEmrnt sa pension. Après a\Oir, deux ans après, fondé un journal : le Con.<el'va/eur, Chateaul>rianrl semble vouloir abandonner les agitations de la vie politique pour entier dans l'action diplomatique où il paratt n'avoir que d'assez faibles dbpo,itions. On lui confère les plus précieuses ambassades : Londres et Berlin; il assume, en 182.3, la responsabilité de la guerre d'E•pagne en sa qualité de ministre des Affaires étrangères. Sa vie publique prend alors une tournure d'autant plus susceptible d'être critiquée qu'elle témoigne d'un orgueil buté et d'un contentement de soi capables d'entrainer les pires erreurs. C'est ainsi qu'il cesse volontairement d'appartenir au ministère Polignac, qu'il clémi--ionne également de son litre de pair de France et qu'on le trouve, en JS:);>, rlernnt la justice, poursuivi, sans résullat d'ailleurs, pour la publication de son mémoire sur la captivité de la duchesse de Berry. li s'était fait, un pru aup, ravant. l'émissaire de celle mème duchesse de Berry dans une entre;,ri,e gui lui valnt d'être quelque temps empris,,nné. Quelques é,éncm,,n,, le médiocre importance auxquels les circonstances le mêlèrent fur,•n 1 , l•·rn:er, élément~ d'une vie politique au déclin. li Ias,a ,es dernières années dans un calme profond, parmi d'intelligent, arnb c;uil'entouraient de celle affection respectueuse dont il se montrait si louché. Il ne concut donc que les amertume,, les rancœurs el les ennui, dont les moindres événements l'impressionnaient toujours. Très soucieu, de son altitude et sïmaginant coust-amment que le souvenir de ses 1noindres ge,tes ou du plus simple aspect de sa personnalité passerait à l'histoire, il ml jusqu'au bout garder cette dllière splendeur, cette noblesse d'allure,, cette sérénilè hautaine qui lui comr osent une gloire éphémère, mais qui é\Oquenl encore cependant la force singulière, le grandiose el le pathétique dont il nons a laissé d'admirables preuves. Ce n'e,t point lelieu de con,acrer ici à l'œuvre littéraire de Chateaubriand une lom;uc élude critique; il s'agit bien plutôt de meure seulement son nom dan, u11ejuste lumière. pwsqoe oe chapitre comporte des rues d'em!emble sur une 1•~riode de llmtoire et non des eS111is psychologiques sur telle 011 telle individualité détermioée. Aus,;i DOUS oe nous iltelM!rou pas 1111' ce

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