Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOIIIE SOCI.\LISTE aurait le pouvoir. li tmuvait que vrnimPnl ce jour tarihit trop: riuelque soin qu'il mll à é\ilPr les longi dbcours el l,•s ripn,te, sur ,1,,, point, dr pure tloNrint', il ne pournit toujours arrèlPr les orateur, pr ..,,i,ément dan~ l'in<lanl qu'il le dé•irail. Aussi, quanti le pournir centrnl ful MlinitivemN1l élahli. quand. au Vt'r,o tic ,e;; papier;;, D1u1111u,contr,• ,e, opinions ri c onlrc tout,• la théorie républicaine, rùl écrit rarticlP f,1111eu\: le t1eu,iè111 ~el J,• troisième consul ont YOit C()11'1d/11liv1•. Ils signcnt le ,·rgi,Jr,• de, actes pOlll' ~onstatn leur présence et, s'ils veulent, ils y c1,nlre,i1'nenl lrnr, opinion, nprè., ,pwi /11 di'cisio11 d11JJremin c1ms11/ ,,,(fil », alors. Il11n,1partepensa qu,• le momPnt Nait venu de roni:édier les rommh,aires el de prendre en fin la t,·,te dans le irouYernemenl du pays. Le :!8 frimaire au soir, ta1111i~ que les ,·ommi•-aires pen•aient reprendre l'orageuse dbcussion entamée la ,·eille sur l'organisalio11 de la magistrature, el tandis que hien des questions re,- laienl encore à déhallre, comml' par r,emple le point ,le saYoir si l'on ferail on non une déclaration des dro:b, le l(énéral ,·adressant au, cinqu ante parlementaires réunis dans •on salon lenr demanda individuellement dt ,igner la convention telle qu·elle olail. et ib signèrent. El voilà à quoiaboutissail le plus colossal effort de lib(•ralio11: à h soumi-,ion dednqu:rnle représentants dn peupl<' remettant à un général le, desli11,'rs de la France. Le; idée, le, plus généreuse,, oemées au tra\Cr' de la Révolution et portée; audelit des fronlières par toute l'Europe, par tonl le monde, le, parole , ,Ir libert(• et de Jusli,·e accueillies tians les coins I,•, plus recul(•, ,lu terri toire comme le gage assuré ct·une vie sociale dé,ormai, régli•e sur les prin cipes impi•ri-sable, d'égalité el d'équité. loul cela se lermin:til par l'élabli-sen wnl d'un te~le hàlanl et i11com11ll'l,dirlé par un général aventurier à qui il !allait, pour que •on désir d'ambition f1H -ali,l,1il, un pays pour domaine. un peuplr• pour escla,c ! c·,.,t a,·ec rai:;011que )J_ .\ulard, rapportant comment furent obtenurs le, ,ie:nature, de, commi,sa,re, apprournnt une con~litulion inarhen\e, a écrit que « cc fnl lil 1111coup d'Etat autrement graw que c,•lui de:, Il! Pl l\l brnmaire : car le pournir per-onnel en sorlil direclPmenl' "· E,aminons donc celle con,litntion. Le le,t,· en ,,,t r1·11arli,•n quat1·,· - vingl-quinz,· artiqles que ne pri·rMe aucune Mclaration; il est r{•die;é ,rn, méthode, ,·e qui ne peut nc,us surprendn•, étant donnée, le, condition, darh lesquelles il a élé établi. ~lai:;, pour la clarté Ùl' celle (-lutl,•, notb di\·i,.•- ronlii 1 1.n lroi~ parlÎl'"' l'P,po:--~que nous avun:::ià fairP, t•l non:-- n•r run..., dt• la sorte comment ,·st dét..rminée la triple organi-alion du peuple, du pou, oir législatif el du pou,·oir ,•,éculif, dan~ la Constitution M l"an \îll. 1. - El tout d'abord, quelle )larl de puissance e,l lai»ée au pe11pl,• français·? La répon,.e à Ct>llequestion s,·111hie ne poumir fain• aucun dont,• ~dès la lecture des premiers mols du nouvel acte comlitulionnel. Le p eupie l. LariNe tl Rambaud, llill. r. 11. 1. 1\. p. ô.

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