432 IIISTOlnE SOCIALISTE foli,•, a,enturcu-cs el hèrorques où Napoléon avait engagé nos armées, -emlilail peu disposé à mener à bien des négociations pacifiques où l'on fai,ail tant de cas d'un rassé t!c rnccès qu'on légitimait solennellement. L·cnlcnte s'était à peu près établie parmi les congressistes de Pra,ue; il ne leur manquait plus, pour c1ue leurs déterminations fussent validée~, que la réponse de l'empereur les ratifiant. )lai< celui-ci avait résolu de relard,•r le plus I ossible celle réponse qu'il complait subordonner, non pas au sentiment de ceux qu'il amail pu consulter à cet efTet, mais à l'étal de ses moyens d'olfensi,•e lors de la clôture de l'armistice. :\'apol,'on ne fil con naitre que le 10aoûl. par l'intermédiaire du général autrichien Bubna, les objections qu'il opposait au, conditions de la convention proposée au congrès de Pl'ague. li prétendait n'abdiqner qu'un petit nombre de ce qu'il appelait ses droits el ne renonçait point à sa souveraineté rnr la Hollande, le:; 1illes hanséatiques: il consentait d'abandonner, en outre de l'E<pagne, les provinces illyriennes et le grand-duché de Varsovie. Quelques p~élenlicuses que fussent ces conditions nouvelles, elles n'en établissaient pas moins la réponse de Napoléon; celle-ci, sans doute, était tardive et con• tenait assurément pour les alliés des clause, bien difficilement rece\'aLles aprùs délibération; néanmoins, elles indiquaient, d'une manière qui, pour n'être point sir cère, n'en constituait pas moins une démonslralion orficielle, le désir de J'em1 ereur de prolori,;er les négocia lions el de les faire aboutir, ~lellernich, dont l'habileté et la fourberie trouvùrenl rarement plus belle occ.,sion pour se manifesler, prétendit que Napoléon .avait outrepassé les dé! ds ~on;entis pour sa réponse aux propositions du congrès, et ajouta qu'il n'étilil plus en mesure de se servir de celle-ci pour arrMer l'exécution des mesures fatales prises le 10 aoùl, à minuit, date de l'expiration de l'armi,lice. Ces mesures, c'étaient l'adhésion de l'Autriche à la coalition el sa participation active à la c;,mpagne qui devait terrasser le 1ainqueur d'Eilau et de f'riedland. J\Jelternicb, qu'un sens aigu el une perspicacité subtile instruisaient sur l'avenir ne céda point au, sollicitations de Caulain· courl qui, ne pouvant croire à lanl de perfidie, le pressait de consentir à la rrprise des pourparler:;; le minbtre de François II se retrancha derrière !t:s circonstances fâcheuses qui avaient mis Bubna dans l'impossibilité d'arriver à temps pour soumettre au congrès la réponse de Napoléon, et le il! août, la rnpture des relation; avec la France el la déclara lion de guerre de l'Autriche fure11tofficiellement annoncées. La campagne d'au lomne allait commencer, entrainant contre Napoléon des peuples exaspérés par ses prétentions despotiques, incertains jusque là sur lad urée de leurs resseu liments, mais décidés désormais ü poursuhre fiévreusement la ruine de celui qui ne se lassait pa, cle comballre et ne craignait point d'imposer à ceux qui échappaient aux hideuses tueries si savamment apprêtées un joug insupportable. En regard de cette enthousia-te ferveur, de cette frénésie généreuse q~i
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