Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

• \ JIIS'l'OIRE SOCIAI.IS'l'E Mais Soull ne rnulail point ~('rvir ainsi la gloire d'un riYal rt ref11,a d'obéir: si bien qur Jourdan dul sans lui, engager la hataille qui re-la indi-_ cise et que chacun s'attribua comme une victoire : Vellesley y gagna le litre de cluc cle Wellington, mais y perdit huit mille hommes. Les 1>erte~du côté français furent au moins égales 111 aoOt 1800,. Cela n'empêcha pas le roi Joseph de faire chanter un Tc Deum solennel à Madrid pour rendre grâce à Dieu ,l'une si efficace proleclion ! :'ious ne pourrions, sans sortir du cadre qui nous est assigné, entrer dans Lousles délails de celle guerre péninsulaire qui se poursuit encore peudant le, anoées 18!0, 18!!, 1 12, i8i3 el i 814, avec dt, successhes alternatives de succès el de revers. Nous ne 1>0uvons qu'en mentionner les épisodes les plus marquants. L'année 1810 fut employée presque tout entière à conquérir l'Andalousie : là encore d'abominables cruautés furent commises el le sang coula à Ool dans les malheureuses provinces espagnoles. Une nouvelle campagne en Portugal ful ensuite organisé~ sous la direction de llasséna; celui-ci ne réussit même pas à passer le Tal(e, lui aus,i victime de la jalousie de Soult qui lui refusa des renfort~. L'e,pédilion se termina au mois de mai par l'abandon de notre dernière place en Portugal, la petite ville de Almeida que Brenier fil sauler avant de rallier le gros des troupes. Les seuls succès remportés par les Français en 1811 Curent les victoires rncce,sives M Suchet en Catalo,:nc, victoires qui valurenl à cr général, après la prise de Valence, le Litre de duc d'Albul'era. L'année 1812 marque pour l'armée d'occupllion française IP commeucémf'nl des persistantes dcbâcles. Marmont C:,l battu à Ciudad-Rodrigo, Soull à Badajoz par Wellington; Jourdan venu pour meure l'accord entre le, <leu, maréchau, toujour, en ri\'alité- c'esl une trad ilion coastantr chez les lieutenants de Napoléon - ne trouve que des armées sans approvisionnements, démoralisées et décimées: le rrste de l'année coOta l'Andalousie aux Français encore une f,,is trahis par Soult toujours en révolte contre les instructions qui lui parvenaient. A1ec l'un née 1813, la situation s'cmpira d'autant plus qu'au lieu d'envoyer le, renforts néce•saires, Napoléon au contraire, en péril de son côté, rappelle des troupes en Loule hâte. Aussi le roi Joseph est-il contraint d'èva• cuer ~ladrid el de se relirer à Valladolid. Wellin~ton e~saya de couper la retrait,•, mais si meurtrière que rut pour nous la bataillr de Vitoria, elle permit cepen1lant à nos troupe~, cruellement éprouvées d'ailleurs, de passer la Di1la,,oa et d'atteindre la frontière française. Un mou,ement offensif que tenta Soult vers Pampelune f'Ul empêché par w.. Ilin!(lon qui nous tua encore 0 huil mllle hommes aux environs de Saiut-Sébastien. La ville prise par les Anglais rut brillée el mise à sac r:11 aolit).

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