Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOl!lE SOCIALISTE campa!(nc. Toutefois, Soult continuant à pour,uivre les Anglai~ l,·, accul1t biemôl ù la Corof:ne le 10 janvier: le maréchal français espernil même le. réduire à une capitulalion, mais pendant une nuit obscure le général Moore ble,sé à mort réussit à faire embarquer ses troupes, laissant au, mains de l'année 1r,111~aiseune foule de blessés, des munitions el vingt canons. Pendant ce temp, Lannes battait à Ucles une division espagnole el mellail de nouveau le sii'ge dernnl Saragosse où l'intrépide Palafo, élail enfermé avce les débris de son armée vaincue à 'l'udela. La ville ne succomba <1ue le 20 féHier après une résistance demeurée fameuse dans les fastes militaires.. Ce rut uue lutte grandiose el terrible à laquelle on ne peut soni;er sans u1 frémissement d'horreur. li fallut prendre une à une chaque maison transformée en citadelle où les femmes, fanati:;ées par des moines brandissant le crucifix se faisaient tuer à côté des hon1mes. On mil le feu au, quatre coins de la ville, on fil sauter à la mine des quartiers tout entiers : pourtant le:; assiégés refusaient de se rendre. Quand enfin la soumission fut faite, il ne restait plus que di1-huit mille des cinquante ruille défenseurs accourus sous le commandement de Pal,lfox; celui-ci était m;ilade à tout-0 extrémité et chaque jour des centaines de victimes mouraient dans les rues ù'é1 idémirs déchainées par les émanations e!Troyahles des caùanes qu'on ne prenail même plus la peine d'enterrer. A rctte époque d'ailleurs, la gu(•rre can,, Ioule la Péninsule prend un (':tractè1~ de ~au,·.1gcric rêµugnanli' : ùt• part cl d'autre, on ne fabail pour ain,i dirè plus de l" bon111~r.,; ,.'dlroyal1les tuelies ,e ,uccé<lèrcnl où le, tiL'Ux t·IJttèmb grisé::-,utfolè.-.par rut'!el.J'...u ::;ang el de la pouùrc se li vrèrcnl à de terribles e~cès. Soull et :Scy poursuivaient leur campagne de Portugal avec des :ortunes divers,·,, 1iclimes surtout de leur jalousie resi,cclive, prêts rua el l'autre à se trahir muluellemcnt. Le premier après avoir réus,i à 8'emµarer de Porto à la suite d'une granrle 1ictoire, dut cependant évacuer ia ,·Hie, revou,sé par re,pédi Lion anglaise qui venait de débarquer à Lisbonne ,~2 a,ril) ,ous les ordres de Vellesley. Le second entrainé par la retraite de ,on collègue dtlt à son luur abandonner la Galicie, laissant Victor et Sebastiani se débattre sur la frontière du Portugal. .Malgré les victoires de Medelleri el de Ciudad Iléal, ces deux derniers générau~ furent bienlôl obligés de se replier sur ~Iadrid. liais la capitale elle-même se Yil à son tour menacée par les armes Anglo-Porlugaises el Espagnoles qui commandèes par Yellesley et Bensfort s'avancèrent jusqu"aux e111 irons de Tale,·era. Là, malgré l'infériorité numéri~ue cle, troupes françaises, l'armée ennemie a11r.1il pù êlre prise en!re deu, [eux el ançantie si Je maréchal Soult aiait cxccuté l'ordre à lni dunné par Jourd n, ùe se jeter sur les derrièr& des lrvcl p. s alliées.

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