Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOIHE SOCIALISTE (l'di:--;11u·l! 1nr (}r,-; admlnblralions \•dairée~ C'l mw longue 1,ai,. Ut•puis quar 111e,111,,r,· I'•), n·a,.iil i'lt' le thMtre d'aurune guerre; il re,ta tranquille 1 "·" pl'1.cl.111l c,·11,·, ,lp la l\è,·ol11lion jusqu'cu 1~\ü. Le~ ,illc, ban,é tiques tl.lÎPnl plu, llori",1111,,, 11111• jamais,parre que le rnmmercc, c,pul-é rie la n..\- 1uule. s·i ré'u:d, en grande parlil'. Dans \'espace de si, année•, il compter de la c:uerrc til' l'ru,,e, ou de neuf clepuis l'occupalion du Jlaoone, tout le nord de• I' All,•mai:ne a éle ruiné de fond en comùle. t:o calculateur e,.1rt s'eol allad1é à prouver qua, malë'ré la prétendue prospérité de, finances, dont les mir i,lres d,' :,; 1p léon ront p ira de. 1111déficit c,i,te dans ses recette, qu'il e-t roo,t nnment forcé de combler p..r des enlrrpri-es guerrière:;, n'o,,nt pa, diminuer son état militaire, cl ne puu,ant pas l'entretenir avec les moyen, de ,on propre trésor ... • En rés•1mé, termine Schl,•gel. le, suites inraillibles du syslilme conlinrnlal pour chaque ttil qni s'y lhre, ,ont: la ruine du commercP et de l'indn,tri(', dr- irnp,,t, arcahla11l-, le r,•rnersenJl'nt de toute, 1~- forme, conslitutior.nelle,, de, guèrre, inlcrrn:na!JI,., 1,our 1~complcd\iulrni, au--i ,li,pPnd:cn,,·, que m,·urlrièrc,, des armée, de,enu,•s elrangère,; il leur patrie, Pl lunt,•s piètes il tourner lc•ur, armes contre l 'urs concitoyens; ùe, princes incapaùles de proté!(er, doués d'un pouvoir sans bornes pour oppriml'r leurs •ujN,, cl tremblant à. leur tour de,anl le maitre; enfin, au milieu <lela terreur, de la misère, de l'ignominie, l'obligation cl'éri.rer des arcs de triomphe el de chanter les hymne, de l'adulMiun. • L • morceau est ,ii:oureu, et le tableau ,ai-issant. :\fais, à la Y•1rilé, on le sc•nt écrit par un homme dont la plume esl pl'u •ouciethe de re,t,,r impartiale et nou• avons besoin ùe contr,ller dt•, assertion:; ;:i , éhémenle,. La plupart, ,lisons-le, ré,i-leront au plu, fCrupuleux e,amen Pl, dans l'or,Jrc économique comme dans l'ordre politique, nous constaleron, J.,, ùé,a,- trn" 1•fîetsdu blocus_conlinental. Toutefois, le réqui-iloir1· deS,-hh•,,•I p,'che par ,leu x côtes: d'abord parce qu'il néi:l'ge d:indiquer la rt•spon,abilité de I'.\ m!lett-rre 1lans le ré1,:ime douanic.r 'mpo,é il l'Etirope entière; en,uile parc,. qu'il lai,,e toul à fait de côté certaine, con~équence, plus favorable,du système prohibitif. LP, bons ré,ullals en furent relativement rares, nous en convenons volontiers; encore importe-l-il de les signaler I our demeurer tout à r.it cquilahle. Certains prO!,'l'èsindu,trirls furent réalisés en France grâce au règime in,li tué qui Hire,citail certaines iniliatiYes el favorbait \'efîorl des inven t1•nr~. D'abord, nous l'avons vu, l'industrie du colon prit un rapide essor et en 181:?, le nombre des broches dépasse un million avec une production de 1m', de onze millions r!e kilogramme~: fi y a iO 000 métiers à lisser el le commrrce du coton peut être évalué à 100 millions de francs : prospérité d'aillcur,

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