Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOIJ\E S(JCIALI TE :;10 roton furrnt porté, a un taux formidable: l!•, cvlon, de la Loubiane, de (;cor~ie et d'Espagne I ayaient &'û franc,; p~r l(uiulal métriqul', l'L 1011, les coton, longue soie, quelle que lùt leur provenance, payaie nt 880 franc, tl"cnlrée p~r quintal mélri'Jue. Et nirhar,1-Lenoir nous exprime ses doléances avec une franchise doul ln nalvelé p:;l pre:;que touchante : • Alors le gou,ememenl es-ayail de faire culliv,•r I<' colon dans 1,,, départements m~ridionau'C; il fallait ùonc entraver l'entrée pour ravori,er sa culture; mais aussi, de ce moment, mon inlèrèl particulier ces:;i de Cllrre-- 1 onùre à lïaltr~l général; il me devint impu,-ihle, il re pri,, tir r aire mauœu vrer mes si\ filatures ... • Escomptant toujours l'ancienn,• faveur de l'emperenr, n ichard-L•noir va porter ses réclamation, il )J. ~lolliPn, mi,.islre ,lu Tré-or; mais celui-ci 11• reçoit avec quelque ,écheres,<' cl se montre peu pitoyable au, l'preuws de lïndastri<'I : c·P,L ce qui re-sort de la co11ver;a1ion ,uirnnle : " .1/. .llollien. - Vous awz Nahli des fabriques hors de toute proportion, el vous JJOrlez la peine de vos vues gigante,qnes. • //iclwrd-Lt-1wir. - Ce que \Ou, me dite<. monseigneur, prouve que meg prévisions ,•laient jusles, lorsque je promel'ais à l'cmprreur lie suffire à la con,;ummalion ,i l'on consentait à prohil,cr les li-sus èlrangtr,. Jugez de cc que nous •crions aujourd'hui, si nous a, ion~ la concurrence il soutenir, mab j'ai ouvert une mine dans laquelle le gouvern ement pui,c san, snnger à nous, el il ruine ,am, comidéraliun ceux qui ronL enrichi en fai--ant coulinuellcmenl monter le prix des marchandises premiè res par d'énormes impôts•· ~lollirn n'était pas homme à se laisser émoul'oir par de Lei, argements el il se contenta d'invit,r son i11terloculcur à se défaire tle plusieurs élahlisscruenls. li èlail alors dans les vue, du gonrernement ùe sub.Lituer l'e mploi du lin à celui du colon el c'était le tour de Richard-Lenoir d'Nre s acrifié. Nous nvons ain,i un premier exemple des elfels économiqu es du blùeu~ i-ontinental el de Ioules lt>smesures douanières ,nr notre i ndustrie nationale. ~ais nous a,·ons dù, rour rninc l'aventure personnelle d e l\ichard-Lnnofr, anlicipt>r un peu ~ur l'ordre logique des événement,. Qu 'on nous permetle de reYt'nir t'n arrière et de montrer, après avoir r<'produil le, te.tes établissant le blocus , onti,iental, la raçon dont ils furent appliqué s. La volonté de ~Pllléon sïmpo•a sous la forme la plus violente el la plus barbare qo'il soli )IO!lslbled'imaginer. Comme, malgré la nuee de douaniers ,oslés sur toute, l• cOte1, on s'élalt aperçu que des marchandises anglai:;es Haieal poul'UIII pénéné sur le conlioenl, de, ordres impitoyables fure11t donnée. on ftt partout des visites domiciliaire,;., on conf isqua les deurèes

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==