Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIALISTE au restaurateur de la gloire nationale el au dérenscur des droits de tous les pruples du continent de venger l'Europe d'une ,•iolalion aus<i éhontée du droit maritime et du droit des gens; qu'aucun sacrifice, aucune prirnlion ne 1·oùlcront aux négociants de Marseille pour concourir aux vue, magnanim,'S de Sa llajeslé l'Empereur el Roi; qu'ils s'empresseront, par leur e\emple et par leur, conseils, de rappeler les consommateurs atn produits cles mnlières indi~•'ncs et des fabriques nationales, d'ouvrir au courage de nos marins la carrière des armements en course, d'enlrclenir l'indignation générale contre la piraterie brilanniquc et de consacrer, avec l'énergie que commande l'honneur 1rnlional, toutes leurs facultés au rétablissement de la liberté des mers; • Délibère unanimement de prier Son Excellence le ministre de l'Intérieur d'élre, dans celle grande circonslance, auprès de Sa ~laje,té !'Empereur et Roi, l'interprèlc des sentiments d'amour, d'admiration et de déYouement <le la Chambre el du Commerce de Marseille; • Et que la présente d61ibéralion sera affichée dans la Bourse. « Certifié conforme : Le Secrétaire de la Chambre. Signé: CAPUS. » Mai~, pour mieux comprendre encore l'action persistante exercée par les industriels sur les résolutions de Napoléon, il faut lire quelques I agPs t1·è, curieuses des mémoires de Richard, clit Richa,·d-Lenoir, mémoires dans lesquelles il raconte, a1ec une franchise un peu cynique les clirer,es étapes de rn forlune et de sa ruine. Tour à tour garçon de café, commis, marchand, con Lrebandicr, commercanl et induslriel, Richard se vante d'avoir été le protégé de Joséphine et d'avoir conquis les bonnes grâces de l'empereur. JI va nous raronter certain~séance du con'leil privé où fat agilée la queslionde laprohibilion des toiles à impression cl de la mousseliM et nous allons y saisir sur le vif la façon dont les lnléressés sa,•aient présenler à l'empereur les arguments les plus propres à flatter ses secrets désirs. L'auteur des mémoires nous rappelle d'abord que, sous le Consulat, Bonaparte avait pris des engagements formel, à l'égard des fabricanls: • Ll's lllatures s'étaient montées de toutes parts comme par enchantement, dit Richard-Lenoir, et déjà toutes les voix demandaient la prohibition des lis-us étrangers. MM. Aude! et Goupil fils firent, à ce sujet, un mémoire qui seconda beaucoup le nOtre. Le moment était arrivé de demander à l'empereur l'exécution des promesses du premier consul. » • D~Jà, depuis quelques années, l'empereur soumettait au Conseil d'Elat la question de l'importation; elle était encore fort douteuse et fort incer-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==