HISTOlllls SOCIALISTK A rfllc de Laplar<·. et se reliant i, lni par le:; mathématiques qu'il cultiva aussi ~""' y e,celler, prcnn!'nt 1,lace Laµrange, Monge, Carnot, do11t la Géométrie dr posilio11 rst de 180:Jet les Essais sur les transversales de 180G. Ces hommes ont mis, i1 l'aube du ,1, • siècle, des assises très tortes, el il est étrange de voir un Michelet' embrasser d'un vasll• regard ces cent années et n'y rien découvrir de vraiment rnlide. Com1>arnnl le xvm• siècle à celui qui vient de finir, il vante le premier, qui rst « vif, franc-marcheur, a le jarret solide», tandis que le :..1x'e,l lourd el regarde vers la fatalité. Michelet n'a 11asvoulu comprendre que c'est par les données positives, mises au jour par la science pendant la tourmente impérialiste où sombrait la liberté, que l'esprit libre devait se sau1er, reprendre la pleine possession de soi-môme cl lr.availler à l'édification cl'nn élal social non pas entraîné vers la fatalité, mais tout au contraire redressé vers le plus noble idéal de justice et de vérité. L'œuvre politique d'un llonaparte, son œuvre militaire, tout l'exécrable produit de sa foiie ambitieuse dé~ha1née à travers le monde, la terreur blanche et le régime du prêtre-roi, la dictature, le coup d'État, les menées de réaction, les'guerres honteuses, les l'ilenies el les lur1 iludes qui marquent l'histoire de la domin«lion bouri:;eoise, tout cela passe, mais la pensée scienliOque demeure et c'est par elle el sur elle que nous saurons édifier. Michelet, qui se hâtait parfois de conda111nerle socialisme se bâtait aussi de condamner irrémédiablement le règne des machines qui « attire et dévore les races, dépeuple les campagnes •, el comme llenan a raison contre lui lorsqu'il dit simplen,enl : • Sonf,:ezquïl n'y a que cent ans à peine que l'on apµlique sérieusement la ,cience aux besoins de la vie. Que les machines el les inventions nouvelles soie11l parfuis une cause moment_anée de trouble et rie gêne pour l'ouvrier, c'est ce qui arrive, malheureusement, car les transformations ,sociales se font lentement, ou du moins ne vont pas du même pas que les inventions; l'équilibre met du temps à se rétaùlir. Mais je n'ai aucun doute sur l'avenir, Je suis convaincu que les progrès dt la mécanique, de la chimie, seront la rédemption de l'ouvrier; que le travail matériel de l'humanité ira toujour, en diminu ..nl et en devenant moins pénible, que, de la sorte, l'humanité deviendra plus libre 9e vaquer à une vie heureuse, morale, intellectuelle ' ,,. Est-ce vrai11,enl un siècle condamné à la ~lérilitti irrémédiable, à la chute vers la fatalité que celui qui, dès ses premières années, donne Lamarck a (17\4-18:!\)J, le précurseur, le fondateur de 1'6volulionnisme qui a enfin déchiré pour l'homme le rideau qui cachait ses origines, comme Laplace lui avait dévoilé le mécanisme du monde; Cuvier' (1769-1832), GeotTroy Saint-Hilaire (1772-1844.).Dans le mêmi, temps, Gay-Lussac (1778-1 ToO), Thénard (1777-1857) 1. ~licbelet. ll'Utoire du dix-neuvièm.e sièck, t. Jll. Préface. 'l. H.enao, o. c., p. 1~. 3. J->hilo1ophUzoologique. Jlistoire naturl:'llt du animaux J"am ve,-ttbre. 4. Leço,M d'a11ato,nie oom1>arü. JUgM animal. Reoh.:rche, 1ur lu Out.ment, fw•Üu des 'JUUdt·11pede,1.
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