HISTOIRE SOCIALISTE 291 pas fait mention lorsqu'elle a évalué à 2000 le nombre de ses métiers. Comme les métiers déclarés par Tarare sont tous occupés à faire des mousselinP-s, on ne les a pas compris dans le tableau qui ne renferme que le nombre de ceux faisant dès à présent de la toile de colon ou qui sont prêts à en faire si on pouvait en espérer la vente. Dans l'évaluation des capitaux, on n'a rien compté pour les métiers de lissage, parce qu'ils n·ont pas été construits exclusivement pour le lissage du colon. Néanmoins ils représentent toujours un capital de 3 à 4 millions.» Nous avons dit déjà que le décret du 22 février 1806 établit la prohibition des toiles de coton. L'empereur donnait ainsi satisfaction aux manufacturiers et poursuivait ses desseins. Quant au droit considérable à payer sur l'entrée des cotons en laine, c'était plus purement une mesure personnelle à ~apoléoo, mesure néfaste, car c'est la matière première qu'il frappait, contrairement à ce principe excellent de Chaptal : • quïl devait Hre libre au fabricant de s'approvisionner où il voulait de toutes les matières premières de son industrie. » Quoi qu'il en soit, les fileurs adressèrent leurs remerciements à l'empereur' et leur lettre est précédée d'une note ainsi conçue : Il est entré en France, en l'an XI. XII XIII 18000000 pesant de coton 20000 000 22000000 00000000 A déduire 480000 achetés par les Anglais à Nantes et à Bordeaux depuis l'arrêté du 18 brumaire, il resterait 59420000. A déduire encore 10 °/, de déchet, il reste net pour le tissage 53 300000. Emploi de ce coton. - La bonneterie a donné au coton une valeur depuis 8 fr. jusqu'à 100 fr. la livre; le velours de coton une valeur de 7 fr. à 25 fr.; les siamoises, déduction faite du fil de chanvre ou de lin, le coton ne servant dam cet article que pour la trame, porte la valeur du colon à 6 fr. la livre; le nankin de Rouen à 15 fr.; la rouennerie de 8 à 40 fr.; le nankin de Roubaix de 7 à 12 fr.; les basins de 10 à 30 fr.; les piqués de 12 à 00 fr.; les calicots et toiles à impression de 6 à 18 fr.; les mousselines de 12 à 200 fr. On peut estimer tous les colons qui se sont employés depuis trois ans à 12 fr. la line, fabriqués, évaluation très modique, attendu qu'une partie de ces cotons a reçu des teintures. Ainsi: 53500000 de matière à 2 fr. ont collté 133 750000 fr. Et la même quantité fabriquée à 12 fr. la livre a produit. . . . . . 642000000 fr. Bénéfice en faveur de la ~•rance 308 ;!;;() 000 fr. t. ArchiH1 naûonùot AF1• 1060. 28 fénier tt:106. f
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