111S1'011\E SOCIALIS'l'E 11,..rcr. La ,::ucrre ayant repri,, le régime de.; prohibitions commence. Un des im•mier, arrNrs rut celui du 6 brumaire an XII qui, iout en permettant l'importation ries ms et toiles de coton, fi~ait le~ droits qu'ils devaient payer. Ces 1lroit~ él1•,és, les manufacturier, ne les trouvèrent m~me pas sufOsants: ils ne songeaient qu'à l'exclusion absolue. Chaptal qui n'était pas un protec1 innnbte acharné, Chaptal, qui repoussait la prohibilion comme anli-économique et nnli-polilique, rcrivit à l'empereur un rapport sur les ré~ultats de l'arrNé du O brumaire', en se basant sur les quatre premiers mois de l'exérution àe l'arrêté. li constate dans ce rapport ~ue • l'introduction des toiles peintes, qui était précédemment très corn,idérahle, est presque nulle aujourd"hui. » Ces toiles se dénombrent ainsi : 1 !l30 pièces teintes en une couleur, 81 teintes en plusieur~, et cela représente un versement de L6131 rr. :35de droits. • Par une conséquence naturelle, nos manufactures, n'ayant plus à ri\aliser ,ur cet ohjel a,·ec l'industrie étrangère, n·onl eu recours à elle que pour les toiles de coton blanches propres à l'impression, dont l'importation s'est élevée à 2ü2 SïO pièces, qui ont acquitté i 603 n;;~, fr. ll3 de droits. • Chaptal constat<' qu'il y a eu une faible introduction de cotons filés: 0851 kilogrammes, avec :H 218 fr. 25 de droits, • ce qui prouve incontestablement que les inquiétudes des propriétaires de filatures n'étaient pas fondées». li n'a été inlroduil que 910 pièces de mousseline, qui ont acquit!\\ 22 s:;5 fr. 80 de droits 11. Le ministre conclut en constatant <1u'ily a eu peu de contrebande', et qu'en somme ,les effets de rarrèlé de brumaire sont bons. Chaptal, qui aurait ,oulu endiguer le mouvement belliqueux qui portait les manufacturiers à réclamer la prohibition absolue des toile. de coton, ne devait pas lui résister. Toute l'industrie textile, dont l'importance économique est si grande, se leva pour réclamer contre l'entrée des cotons filés, même avec des droits considérables, devançant ainsi les vœux de Napoléon, qui ne songpait qu"à dresser des barrières infranchissables - ou qu'il pensait telles - entre la Grande-Bretagne el la Frauce. Nous avous des témoignages intéressants de la campagne qui aboutit au décret du :tl février i!lOO prohibant les toiles de coton et établissant un droit de 00 francs par quintal sur les cotous en laine. !Sous donnons ici quelques preuves de cette campagne protectionniste à outrance. Un mémoire du 19 frimaire an xm• expose: « Dans l'étal actuel, les filatures et lis,eranderie,, premières branches de l'industrie du coton, sont paralysées par lïnlroduction des coto11s Illés, des calicots et autres tissus anglais et 70 à 80 millions pa~scnl annuellement de France en Angleterre pour payer les toiles di, la Compagnie des Indes el pour ,oltlcr ain,i au prix lie noire iudu~trie t. Arcb.ivu na.t.ionaJesAF1v 1060. 2. Chaptal avait très bieo vu q11e la probibllioo abaolu• n• poaval& qa'encou..rager la conLN-- bande. Voir son H.uai .,..,,. lt pufeccionru,111,u ~• arU cltùftitJua •11 Fro,ue. 3. Arcbhes naùonale1 1 F&j 53J. '4.l·mo.i.re de Liaocour&.
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