Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

:ns HISTOIRE SOCIALIS1'E prrndronl l'inilialive pour l'ouverlure des nouveau, ranaux el donneront Je, mo) rns cl'e<t'culion, réclameront l'amélioration des chemins de halage. La qnalrième attribution se rapporte à l'rxéculion dPs lois el arrêtés conrernanl la conlrehande. Les chambres indiqueronl les mesures locales les plus propres à prévenir la contrebande. Elles feront connallre au gouvernemenl les fausses inlerprélalions des règlements des douanes el les abus qu'elles enlratnenl. Un memhre a proposé d'ajouter à ces fonctions celle de lran,mPllre au gouvernement des informations sur l'étal des récolles, sur l'ahondance el la rareté des subsistances. Le con~eil, après une discussion sur ce point, a pen,:é que l'admini,lralion intérieure élail suffisamment inslrui1e de ce détail, qu'il était plus utile de compléln ce genre d'informalion en chargeant les rbamhres de commerce de lui faire connaitre l'étal el le prh des récoltes en pays étranger et le degré de leur influence sur les subsistances de l'intérieur•. • Comme on le voit, le rôle des chambres de commerce devail Nre considérahle et il faut reconnaitre que leur activité fut très grande. D'ailleurs, les chambres de commerce n'étaient pas rhose inconnue en France où un arrôl du 24 ,eplembre lî2', les avait inslilnées el, avant même l'arrêté du 3 nil'ôse an "• existaient, dans certains J>orls,des conseils de commerce. :-ious citerons par exemple le conseil de commerce de La Rochelle qui, en l'an x, t•lablit un rapporl où l'on voit arnrmer la nécessité d'employer des noir~ esclaves à la culture des colonies el aussi de fermer le port d'Anvers pour sauvegarder La llochelle, Nantes el Dordea1n•. Les chambres de commerce, Cort heurcu~emenl, firent de meilleure besogne et émirent de, vœm plus imvortanls que ceux-la. C'est aim,i, par exemple, qu'on les ,il s'occuprr de combattre: contre la dangereuse passiou du jeu et nous cilon:; ce fait entre tant d'autres pour montrer que ces assemblées ne craignaient pa; de ;ortir de leurs allributions slriclemenl légales pour recbercber les mosem, d'améliorer la situation générale du pays. c·esl la chambre de Dayonne qui fil parvenir au Conseil général du Commerce la première réclamation sur l'établissement • d'une banque de jeu de hasard dans celte ville • el le Con,eil général prit aussitôt une délibération demandant au Gouvernement de prononcer • la prohibition absolue dans les ville. de commerce, des banques de jeux de hasard, soit clandestines, soit tolérées par la police 3 •· C'est à la cbamlJre de Commerce ùc Lyon qu'est due l'institution des Conseil,; de prud'/wmme.<. Ayant demandé sans succès, à plusieurs reprises, l'organisation de conseils destinés à provenir les conflits du travail sans recourir aux pou\'oirs de police, les commerçants de Lyon s'adressèrent directement 1. Qaant aux food.a nticeuairu au.1 chambres de commerce, tenant. compt.e du •œu esprim, pa.r la majorit.6 des chambres, le con,eil g6oêral e111. d'u'ÏI de les obtemr en aCCl"Oiuantle droit de pateMe .... Le conseil estime que deux ceo1.imes et demi par franc sur l'uninnalUé du droit de patente donneronL un fonds auflbani poar cet objet • 2. ArC'hlna ~ationa.lea, FU•, 1'.H. i tlor,al an x. 3. Arcbn·es nationales. f't;? • Hlt-'. Rap11ort de Couderc, 7 thermidor an XI.

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