Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOlHE SOCIALISTE que, •i!(ne, d"anarchie commencenl à parallre. On <lit ,,u·un im prendre du p11ù1 oti il!/ en aura, qu'on saura en/in trom·er de farqntt. • Une certaine ddcnle parut se produire après les succi's de la campa!(Of' d'Autriche, puis. dè- juillet 1800, la ~ilualion redevienl maurnise. it Bordeaux, à Lyon, à ~larseille, il n'y a plus assez de lravail, le chùmage s'élend. 'l'anlôl, quand on annonce la paix, les patrons embauchent des ouvriers puis, comme le lendemain on annonce la guerre. ils congédient. Voyez ce qui se passe à Lyon : en juin 1800. on comple dix-huil grosses faillites; en juillet, le commerce reprend avec activilé dans les ateliers d'Nofîcs de soie. broderie. tirage rl'or et d'ar.,enl, chapellerie; dans les premiersjoursd'aoùt, les commande, haissenl; it la fin <lu même mois. comme on parle de paix, le prh de la soie augmenle d'un quarl, les fabricanls engagenl el emploienl un grand uombre d'ouvriers; en oclobre. loul paratt hieu marcher. en novembre, toul est perdu'! A ~larseillP el à Bordeau~, c'est dès octobre que la ,itualion esl déplorable. « A :llar,eille. dit un rapporl', le commerce est nul. Le, ouvriers sont inquiels et -ans ressources. Les propriétaires désirenl qu'on établisse de, ateliers pour les occuper el les alimenter pendant l'hi"er. Les vols deviennent plus fréquent, et les moyens de répression manquenl. Depuis que la garde municipale a été licenciée, le commissaire gé11éral de police n·a que lrois hommes à ,a disposilioa. li sollicile un.- !-(arde particulière de 20 hommes. A Bordeaux, même stagnation dans le commerce. Mômes réflexions sur les ouvril'rS el -ur la 11écessité d'ateliers publics où on puisse les occuper. L'agitation est plus vive qu'à ~larseille. Des placard, ont paru dan, le mois d'aoùl par lesquels on demandait du pai11. la 1iai.r ou fa r;11el'rerivi/e. Les suicides y sonl aus,i plus fréquents ... " EL arri,on, maintenant il l'e,po:;c du langage lenu il l't>mpereur par le, représentants du commerce des grande, villes au momenl 011 va s'ouvrir la campagne conlre la Prnsse; le hngage esl absolumenl remarquahle et mérite d"être retenu. Le 1:3 novembre 180ü. la chambre de commerce cle Lyon ècril 3 : • Sire, clan, un momenl où, pr;,l à dicter la paix à Ios ennemis, Yotre ,\lajeslé va décider le sort de l'Allemagne, la chambre de commerce d'une ville que \'Os bienfaits cousolent de ses malheur; croit prévenir vos désirs en mellant sous vos yeux le tableau des relations de commerce de la ville de Leipzig avec Lyon el plusieur, autres villes de votre Empire; elles sonl très importantes et Lellement appropriées aux besoins de divers peuple:; que quinze ans d'une guerre générale el opiniil.lre, qui a paralysé PL appauvri le commerce, n'onl pu encore interrompre et n'ont que modérèmenl diminué les exportations de la Fr,mce pour Leipzig; c'eôt la seule !Jranche qui, pendant celle pi•riodr de Lemps, ail soute,m le corn merce de Lyon. t .. o\.r<:hiTeNs alionalea, F' 31l0, F~ 37t t. 'l. Archi•u !\aüonalea, F- 3111, 4 octobre i806. 3. .-\F", tof,o.

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