HISTOIRE SOCIALISTE i1 f.lire ,aluir ~es capitan,, le, applique en grande partie à spéculer sur les ~1 lins et farines comme étant l'objet d'une consommation plu, rapide et plus sûre. • Nons pouvons dès maintenant, et pour en finir avec la question des Jilé,, donner sur la situation de ceux qui les culti\'aient quelques renseignements qui nous sont fournis 1,ar un mémoire' de ran xn ou de l'an xm. Un pre1,1ier 1•ale1 de ferme, qui gagnait avant la Révolution 120 francs, gal,(nait alors :ioo francs; le petit t'alrt était passé de 100 à :a>O; la fille de basse-cour, de (i() ù 100; le maréchal et le c!tarro11, de 500 à 800. • Dans l'état de cho,es, lit-on ùans ce mémoire, c'est la classe d'ouvriers de la campagne qui est le moins il plaindre. Elle a son pain el ,a boisson, qui font la majeure partie de sa dépefüe, au même prix qu'avant la Révolution, et s.1 Journée, qui n'était alors que de 15it :!O sous, est aujourd'hui de :JO.. » Celte pr<>gressiondans les •alaires se retrouvr aussi dans le monde ouvrier des villes, mais ce serait un Lra,ail immen,e que de rechercher toutes les variations qui eurent lien à ce sujet, non 5eulement aux divers moments de l'histoire qui nous occupe, mais encore dans les différentes régions el dans tout!•, sortes de métiers. ~I. Leva,- senr a dressé, dan~ son ouvrage, des tableaux de ,alaires comparé,, en tenant compte dr renseignements 1iartiels recueillb aux Archives et nous ne pouvon•, pour l'instant, que renvoyer à lui et aussi au premier volume de la publication de l'Office du Travail, intitulée: Lrs associations pro/es.,io11ne/l1•s 0111.,.ih·rs. Daas un temps aus~i agité que le Consulat et l'Empire, à une époque oit des guerres continuelles, des mesures douanières incessantes venaient modifier Ioules les lois économiques, les arrt'ter clans leur développement ou, au contraire, le Mler, on comprend combien a pu être ,·ariable le taux des salaires et aussi la somme de travail fournie dan• la nation. La ,iluation créér au monde commerçant el industriel par les guerres commence déjà. dans notre période, il ne pas être acceptée sans murmures et puisque, dans cette partie de notre travail nous laissoas volonlairt•ment de côté tout ce qui a pu déjà être publié pour nous attacher à des documents que nous croyons utilr ,Je mettre au jour, nous nous placerons à cette année 18()(),qui, il des Htccès militaires con,idêrable:,, et aous montrerons romnl('nl lt• comme1·cc français accueillait l'annonce des nouvelles campagne~. Notons d'abord que l'année J80;, s'était ache,ée dans tks débâcles financières inquiétante,: les hillets de banque dépréciés avaient en octobre perdu plus cle 8 "/• de leur valeur; on s'était 1.rnttu, à la Banque, pour se laire rembourser; les faillites s'étaient multipliées il la suite del 'ellondremenl du banquier lli•rarnier. Dans le :'ford, la •ituation ctail mau\'aise. Le vréfel de Lille ecrit, le ;!:; brumaire an '", qu'il a des i11c1ui6tudes 1 : « Les laliricants congédient un )!rand nombre dr leurs ou, rier,. On ,•n compte actuellem\'nt plus dl' 8(~1 ,an.s travail. La cherté des blé, ,•:,l e,ces,i\'e. On remarqu~ des réunions où quel1.. \rcbives Xtu.ionale~. Ft• 292. 2. ArchiTe ~a.\ionales, F- :nœ.
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