Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIIS1'O11lE SOCIALISTE 251 (t ce que les marchés donl 1'6lal csl ci-après I soient conslummenl approvisionnés, à ce que le consornmalcur des villes el campagnes soit assuré d'y trouver ce donl il a besoin. Punir ceux qui vonl au-devant des grains desli11és aux marchés. Surveiller e,aclemenl cl empêcher les mesureurs de s'immiscer directement ou iudirèclemcnl dans ce commerce. Empèrher la vPnLe·clandesline el défendre loul enlèvcmenl dans les marchés pendant la première heure. Surveiller Lous ceux qui, élrangers au commerce des grains cl farines, se présenteraient dans lrs marchés pour y faire des achats ou parcoureraient les fermes dans les mêmes intentions. Nesouffrir d'achats pour aucun ~crvice publ'c tel qu'il JH' soit dans un rayon de 20 lieues de Paris, si cc n·esl par les boulangers. Laisser d'ailleurs la circulation des grains parfailemenl libre, el ne s'attacher qu'à lapcrsunne des indil idus étrangers on inconnus qui se livreraient à des accaparements sensibles, ~oit dans les marchés, soil au domicile des cultivateurs. Maintenir la police des marchés, en se conformant aux usages des lieu,, sauf à faire disparaitre les abus que ces usages pourraient présenter au lur el à mesure qu'on les apercevrail. J,:n un mol, s·en tenir à une simp·e Sur\·eillance sur les prrso,mes, sans rnlraver la chose, lei esl peut-êlre, général premier consul, pour le moment actuel, le seul moyen' prudent de remédier aux accaparements, de faire cesser les abus el les craintes que je vous ai signalés dans mes rapports, el d'écarter du commerce dt>sgrains el farines, ~ur les marchés silués dans le rayon de Paris, la llnanre, la banque, les commissionnaires el courtiers qui n·aimenl pas du loul avoir nfloire au prétel de police ... » Le préfet ajoute à son rapport un tableau des moulins employés à l'approvi5io1111emenl de Paris, et nous en comptons :3 21:3, donnant par jour :J;J70moutures, qui lombenl à 16~1 en temps de sécheresse. ,'\ous relevons aussi dans des • Observations summalres » qui accompagnent le même rapport, et onl pour bul de montrer la nécessité quïl y a de donner au préfet de police la surveillance des marchés, certains passages dignes d'inlérM, comme celui-ci, par e,emple : « Il ne faut pas se le dissimuler, partout où il y a un grand nombre de spéculateurs el de capilalisles, le principe d'ar.livilé devient quelquefois dans leurs mains un principe de corruption, el quuique le gouvernemenl ail supprimé tous les privilèges dont l'ancien régime favorisai~ les uns au préjudice des autres, on doil encore redouter celle cupidité qui produit les manœuvres, les monopoles, la diselle el les misères publiques .,, Quel fut le résultat immédiat de tout ce travail de bureau dont nous donnons un aperçu·/ On le trouve dan~ un nrrêl consulaire du Hl vendémiaire an X \H octobre i80t), arrêté qui reproduit dans ses grandes lignes le rapport aux consuls du 8 vendémiaire'· Le préfet de police cul seul le droit t. 01 .. , un Ubleau de&principaus: marcbh de Seine-e\.Oise, Eure-et-Loir, Oise-, Somme, Ai■ae, Seine-e\.-Marne. Aube. 2. /Swp,·a, p. 240.

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