Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIIS'l'OIII" SOCl,\LlST" lice momentané, livraient leurs récolte< 011 leurs réserves à ,les 1'mi,,aires t'lra11gers, qui parrois se disAianl envoyés ,'u 1-(0tl\ernenwnt rom,ulai,r. Lr Grand Juge, avisé de ces (ails, <lrrnàuda au, m1111ilionnaires des armée,, Carrier et Yanderbergh, la li;te pr<'·cis,.rie leur, agents cl la dù,ignalion des régions où ils devaient acheter, afin rie pou"oir faire ,,,.,.Ner les acheteurs qui se 11iraienl faus,emenl chargés de, achats de l'Jilal. El maintenant <111neous avons ,u de l'e,térieur. si nous pouvons ainsi nous e,primer, c'est-à-dire du public, comment était accut'illie une disette à la vérité légère, nous allo1H \'Oir comment le gouvernement se souciait d'y obYier, quel travail s'oflérail dans les ministères, quel, conseils étaient donnés au pou,oirafln de maintenir toujours égale la quantité de lilé nécessaire à la capitale pour qu'elle ne manquàl pas de pain. C'est en l'an X, nous l'avons dit, que la si,lualion fut surtout crili 1ue au point de vue des a~provisionnements. llappelons que, pendant l'hiver de cette année, il rallu l distribuer du travail à des ouvriers inoccupés. Le 8 vendémiaire nous voyons un rapport' aux consuls proposant trois moyens qui devaient permettre au gouvernement de parer aux besoins pendant deu, mois: 1° Que ch·,que boulanger ail constamment dans ses magasins de:!:? à 00 sacs de farine, ce qui l'orme un ronds d'approvisionnement d'au moins ;!j 000 sacs; :?• (Jue chaque boulanger dépose en cautionnement 1::, sacs ùe farine dans un maé(a<in public pour y être conscrYés en réserve el :\ la disposition du gouvernement. sous la surveillance el mani1,ulation de quatre S) ndics choisis parmi les boulangers eux-m6mes. Cela donne Il 000 sacs qui, « versé, à pro1 os à la halle peuvent y malt riser le cours et procurer une abondance nécessaire. • Pour indemniser les boulangers de celle avance de Jj sacs, on leur lera remise du ùroit de patente; 3° Faire achtiler par le commerr.e pour être toujours à la disposition <lugouvernement :10 000 sacs de farine. li faut faire ces achat, en Belgique, c'ti~L-àùir<J loin du centre d'approvisionnement des boulangers de Paris. Les mesures accessoires suivantes étaient encore proposées: 1° Obligation imposée au munitionnaire des Invalide, et à celui de lai" division militaire de s'approYisionner pour un an; :.?-Engagement des boulangers de ne pouvoir sans permi~sion ni ralentir leur commerce ni renoncer à leur profession qu'après a,·oir prévenu 6 mois à l'avance; :1• Défense de concourir au, achats de bl6 dans un ra)'On de :?0 lieues autour de Paris sans être muni d'une patente de boulao!,\er, de meunier ou marchand de blé. Le 10 vendémiaire Chaptal lui-même écrit, comme ministre de l'l»térieur, à Bonaparte', pour lui rendre compte des tentatives i»rructueuse~ quïl a laites auprès de cin4 individu,, Ba\\e11s, Cavié, Robert, Sargeon et Cavon quô, • par la nature ue leur co11,- werce el ltiur crédit •, lui parais,aient le plus capables de traiter avec le gouvernement I our les approvisionnements en blés. Ce qui les a surtuuL t. Archin• Sa&ion■ les F11 92. 2. Archi'fH Na&ionalrs, A J,.'n 10~, pièce 1\ à 27.

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