IIIS'l'OIIU: SOCIALISTE rrr.iienl la grève, la police fil cerner la maison el arrèla sept ouvriers'· I11ulilede dire cc qu'ils devinrcnl. Nous avons, sur nne grève plus sérieuse qui unit les ouvriers eu bâtiment de P,,ris conlre une ordcl'nnancc de police, réparlbsanl les heures de travail dans la journée, une série de rapport~ de Lacretelle très itllére-sanl$ '. Ils nous font suivre au jour le jour le mou vemenl el nous indiquent, avec les modes de répression employés dans quel esprit, sous l'Empire, on envisageait une • coalition ». Lr premier rapport esl du ü octobre 1800 : « Les ouvriers en èàlimenl ont témoigné, depuis trois jours, quelque mécontentement au sujet de !"ordonnance de police qui détermine la durée de lturs journées el les heures de leurs repas en hiver el en été. Suivant plusieurs mulins d'cntrJ eux on les traitait comme des bêtes de somme etc. Ces insinuations était·nl forli0ées, à cc qu'on pense, par des entrepreneurs suualternes qni 'jalousent [les grands établissemenls]3 ceux qui tiennent les grands ateliers puulic;. Aujourd'hui, les ouvriers atlachés aux travaux du palais impérial, du Corps législalif el généralement de toutes les constructions publiques, onl refusé de lravailler. 27 des plus mutins [qui pèroraicnl el excilaienl leur. camarade;]' ont été fenlevés du milieu des groupes]> a,-r~lés dans les ;;roupcs qu'ils péroraient et excitaient; ils sonl déposés à Bictllre. Les aulres 11ese sonldispcrsés et ne sonl point présentés à leur travail. On surl'eille ceux qui sont re,lés dans les baraques et cabarets avoisinant leurs ateliers. Tous les ouvriers des entrepreneurs particuliers onl travaillé comme à l'ordinaire, les maitres n'11yant rien changé aux heures de travail el des repas. On s'esl assuré que les oul'riers occupés aux travaux du gouvernemenl soul régulièremenl payés tl qu'il ne leur est rien dO.e11 ce moment"· Le 7. octobre : • Les ouvriers en bàtimenl employés aux lrarnux du gouvernement out persisté encore aujourd'hui dans leur refus de travaille,· el de se soumettre au règlemenl de police qui fixe les heures de travail el des repas. M. le Conseiller d'Elal, préfel de police, a fait arrèler trois de ces ouvriers hier dans la journée, ce qui porte à :l0 (sic) le nombre des arreslalions. Ce malin,!) de ccu~ qui élaienl détenu, se sonl :;oumis à reprendre leur travail cl ont élé mis en liberté. Il n'a point paru que leur exemple ail rappelé d'autres ouvriers et les ateliers onl été déserts, comme hier. Une affiche calomnieu,e contre les bureaux de l'intérieur el de la pré· lecture de police a été vue ce malin sur les murs du palais desThuileries (sic). L'otflcier de garde l'a fail disparallre. MM. les questeurs du Corps législatif ùénoncenl un homme de peine chargé· de froller les appartements de M. le L Al'chi,es Nal1onalh F; :l1'0l. Brumaire an XII. 2. ArchiYes Nationales f' 3111. J. füfl'é !!!Urforiëinal. q_ Biffé aur l'orii:;inal. 5. Biffé 1ur l'original.
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