Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOlllE SOCIALIS'n; ministre de l'Intérieur que les travaux entrepris par les :Hl()() ouvrierS' emhauchés en nivô,e n'étaient pas terminé,, el qu'ils étaient trop im1iorlanls pour rr,ter inachevé, 1 • » A rôlt• de celle raison. le rapport en donne une autre : " ... Da11s les ateliers où l'on pourra supprimer loul, ou au moins une grande partie de, ouvriers, on ~era obligé de faire un ronds nécessaire pour ;icquillrr tout ou ce qui se~a d0, jusqu'un jour où il~ seront renvoyés parce qu'il~ l1availlent sous la direction d'agents qui, n'étant point entrepreneurs, n'ont aucun bénéfice sur les lra,aux el ne ~onl, par conséquent, point tenus à faire aucune avance. » Lucien Bo1rnparle obtint un arrêté du premier consul prorogeant jusqu'au 30 grrminal les dispositions de l'arrMé de nivôse. En floréal•, nouvrau rapport du ministre de l'lnlérieur: « ,J'ai pensé, y !il-on, qu'il y aurait cle l'inconvénient de congédier, à la fois el dans le même instant :;ooo ouvriers dont la plupart ne peuvent être rmployés qu'au, travau, du bâtiment. Les lravau, cle la campagne ne fournissent pas dans ce moment-ci d'occupation pour cenx de ces ouvrier:; qui pourraient y ètre employés, et ils ne seront ouverts que dans le courant du mois de prairial. IJ'un autre côt<\ il est important de continuer u11e grande parlie des travaux commencés, p,1rce qu'ils sont d'une n(•ces,ité reconnue ... » Le secrétaire d'Etat )laret répondit au minbtre par une note ainsi conçue : • Les consuls me chargent, citoyen ministre, de vous faire passer le rapport que vous leur avez présenté sur la nécessité de continuer en floréal les travaux publics autorbés par l'arrêlti <lu 18 nivôse. Ils reconnaissent que la situation des ouvriers de Paris e,igc encore des secours, mais ils ptinsent qu'il est convenable d'en diminuer progressivement la quotité, afin d'arriver au moment où l'on pourra renoncer il une mesure qui, clans une saison farnrable au tra,ail, ne ferait qu'entretenir la paresse. Les consuls désirent, Pn conséquence, citoyen ministre, que vous leur proposiez un nouvel arrêté dans lequel la somme des secours pour floréal sera diminuée d'un quart. » Il fut ainsi fail, el le 8 flor(,al fut pris l'arrèLI' suivant: ARTICT.E I". - Les travaux publics que le ministre de l'Intérieur a fait commencer, en vertu de l'arrt'Lé du 18 nivôse dernier, seront continué, pentlant le mois de floréal an \'Ill, mais il n'y sera employé que le nombre de :!:!50 ouvriers au lieu de :)000 fixés par ledit arrêté. A11T1CL:E!. - Le fonds cl<•72 000 francs que le même arrèlè a dPstiné par chaque décad<• pour cc, travau,, sera réduit dans la même proportion et demeure fixé, par chaque décade de floréal. à la somme de :;4 000 francs qui sera payée ~a,oir: 10000 francs par le ministre de la Police, 2:>000 fr. 1. );ous n_esaTons pas ei:actemenL où furent emplo;vé• les ou•riera de ces • ateJieN nationaux», mais lis eurent ~an~ doute à traniller en parue :,,u pabi1 du Luxembour,r. :l. Arehl\·e~ nationales, .\(,',, pl. 56, n° 1:,, 8 llorcal an Ylll.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==