Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOIIII, SOCIALISTE maniqn•· Nait dl'finilivemenl scellé dan, son tumhPau. Avec se:; Mponilles, ~apoli'on ~·Pmpres..:adP récompenser sr-s alli<"s. c< Lrs ClcctPurs )laximiairn- .lo,rph Ba, ièrP' rt Fréili>ric (Wnrtemherg prPnaient le litre de rois; la Bavièr(', agrandie du T) roi, dn \'orai-lhrrg-, de Linrla11, ri'Aus;,hourg N de la principauté ,1'.\nshach enlevé,· à la l'ru,;e, était richement dédommagée de la pe,·te ,lu !,(rand-duché de Brrg. el même de celle de l'é\'êChé de Wurzbourg', qu'elle regrellail <la1anl;1ge; elle gagnait environ 600 000 habitants, el comptait hi,•n ne pas s'arrNer là. Le \Ynrtemherg recevait dans le Brisgau et la Sonahe qnelques ~>()()000nouveau, rnjet:;. Pour rattacher plus étroitement l'Allemagne it ses intérêts, Napoléon introduisait parmi ses sonverains ,on beau-frère 1l urat, qu'il nommait grancl-rl11.: de Berg. el son oncle, le cardinal l'esrh, r111eDalherg' chc,isissail pour coadjuteur; il mariait an prince héritier de Bade la nièce de Joséphine, Stéphanie Brnnharnais ... li désirait, <lepuis plusieurs années, pour Eugène Beauharnais', la main de la princesse Augusta dr Hm ii,re; Maximilien j ugeail le prétendu un peu léger de fortune et rl'aïeu,: on le menaça <le fai1·e r11le1er la prinrrsse par les grenaùiers de la g:inlr 1 "· C'~sl donc la curée qui comme11ce, la ramille qui se case, les princes <le la parentéqui se multiplient, imposés en tous pays par l'extraordinaire annturier qui taille rlans l'Europe comme à sa guise. En Italie, en elîet, comme en Allemagne, la famille impériale reçoit des territoires. La reine Caroline de Naples avait eu lïmprudence d'entrer dans ralliance anglaise quelques jours a,anl Austerlitz : Masséna el Gouvio n Saint-Cyr reçurent mission de la punir, et les Bourbons de Naples durent aller se réfugier à Palerme (J:I janvier 1806), tandis que Joseph Bonaparte prenait le litre de roi de Naples et des Deux-Siciles. Elisa Bacciochi, sœur de Napoléon, devint princesse de Lucques el de Piombino et bientôt grandeduchesse de Toscane; Pauline Borghèse, autre sœur de l'empereur, devint princesse de Guastalla. En somme, Xapoléon tenait à ce moment toute l'Italie. sauf les Etats du pape qui, avec nome, restaient indépen1lanl, au centre. ~lais il raut s'entendre sur la valeur de ce mot indépendance! Pie VI 1, lors- •1u'il avait enfin pu rentrer sain et saur en Italie, après le sacr~, avait rapporté de son séjour à Paris la certitude que Na~oléon ne soulîrirait jamais de sa part le moindre acte hostile. JI ne lui a rail rien accordé de ce qu'il demandait, a1ail refusé d'abolir les articles organiques, el avait maintenu le divorce dans le Code civil. L'empereur ayant pris la couronne d'Italie, les craintes romaines eurent tout lieu d'augmenter encore. Xapoléon, en effet. s'empressa de nommer des évêques à son gré, sans respect pour le Concordat passé entre la papauté el la Bépubligue ci~alpine, et, comme Pie \'Il refusait

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