ll!S'l'OIRE SOCIALISTE 200 commencer par celui de Napoléon. En principe donc, tous les 1'tats européens étaient bien <l'accord sur ce point, qu'il fallait élever une barrière rlevanl l'ambition française, el qu'il fallait, r>our que l'équilibre fùl rétabli, enfermer les Français en France. les ,·amener aux a11ciP1111liemsite,. C'est sur celle ba,e que la nouvelle roalilion va se faire. el, jusqu·en 1815, c·cst à celle fin que ,a tendre tout l'efTort rle l'Europe. ~lais si le 1lésir d'arrêter l'ambition de l'empereur était le même partout, il ne pouvait pas s'affirmer également dans chaque Etal. L1 Suôtle fut seule à se joindre à la Hussie e,plicitemcnl. el Gustave IV rompil tous rap1iorts avec .1/onsieurXapolt'o11. L',\utriche, t1·.ivaillée par le, Hus,t', el les Anf(lais, hésita. François li. qui n'était plus empereur d'Allemagne, mais simplemenl empereur d'Autriche', n'él~il pas encore assez certai11 du sutch d'une coalition nouvelle, et il tremblait trop, dans la crainte cle mir encore ses Etals r~duits el le roi cle Prusse prendre la l~te de L\llenHf(ne, pour se décider nettement contre la France. Il voulait allenrlre. Mais Napoléon s'impalienLail, menaçait, el c'est à ~layence. où Xapoléo11 tenait alo1·s sa cour septembre 1804 , <rue la reconnaissance autrichienne parvint à l'empereur. Les craintes de François Il du côté de la Prn,,e Haienl assez fon lées. ~'réMricGuillaume était l'ami personnel du lz1r, mais il rrail;nail tout de Napoléon. 11 joua u11double jeu extraordinaire, s'engageant ,ecrètemen' à s'unir à la l\u,sie el à r.~ngl,,terre pour une entente éventuelle co11Lrela !>rance, rl, le même jour, donnant à Xapolron sa parole sacrée qu'il ne connai,,ail aucun projet de coalilio11 destiné à lullcr contre la puissance franeaise, qu'il n'entrerait dans aucune alliance lait,• dans ~e 1ml, el reconnaitrait rem pire si les troupes qui occupaient le Hanovre n'étaient pas augmentées, cl si l'efTorl de la guerre futur,' ue devait pas porter sur l\\ll,,magne. ~ap ,léon promit, et la Prusse altendil les événements pour savoir de q11elc<Hi\elle se porterait: cc dt>vait Nre, l.iien entendu, du c<ité du rninqueur. Ainsi qu'on le voit par ce résumé, il y avait donc à la sui'Le de h proclamation de l'Empire el pendant l'étal de guerre rlécl•rée entre la France el l'Anglelërre. une activité considérable déployée dans toules les diplomaties européennes. Les amis se cherchent, sïnterrogenl, les peureux ou les préYOpnt, s,• cachent, attendent, mais il est de Loule évidence que Napoléon ne se 111ainlie11ldéji, <rue parce quïl fait peur el que des forces matérielles el morale, considérables s·accumulenl autour de lui pour Lùcher etc l'ahallre. Sa person1Je est tout, ce n·esl pa, la France qui fait peur. Pill ne craint plus. com111I'il y a peu d',,nnées. l'e,pril révolutionnaire qui va s'épandant largement sur le mo11dP,srcouant les monarchies, affranchissant les esprit;, libérant les consciences, porldnt partout les idées nonvelles de liberu\ et d'égalité, non, ce qu'il craint, c'est Napoléon do1ü l'ambition insatiable est à la I. 10 aoùi 1801.
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