128 IIISTOlllE SOCIALlSTE pacification, lïrnpression que la guerre n'est pas éloignér, celle guerre Lanl préconi,t·e par Cool, el tant honnie par Fox, qui disait simplement el courageusement : • Qurlques personnes se plaignent cle ce que nous n·al'ons pas alleint le hui de la guerre . . L<s11rh11n1n1o,us ne l'avons pa, allrint, el je 1i'r11 aime qur 111it•11J' la paiJ'. » Hélas! celle passion de la pai~ lr,1duile en un tel moment el ;011, une forme au~si ~aisi,sanle ne pouyail guère porter ses fruits, la \'érilé étant surtout du côté de ceux qui répétaient. al'ec Windham: « Croire que Bonaparte ne fera pas cle nou,·elles conquêlrs est une extravagance! n En France, l'accueil fait à la paix fui srnsiblemenl le m(•me qu·en Angleterre. Pour le peuple, c'r;L la d61h rance, e·esl la réalisation clu vœu universel. La paix ,a ramener l'abondance! Depuis les premiers jours du Consulat, on la réclame, le Consulat m,'rnc a été accueilli, acccµté, parce qu'il a promis la paix. Si le pays n'avait pas acclamé la pacification, il aurait donc renié son désir le plus cher, le plus ardent. C'est en conformité avec les sentiments cle Ioule la nation que !Jonaparte écrit, le ~:>, no,elllbre 1801 : • La France jouira de la paix, refera sa mar'ine, réorganisera s,·s colonies, recréera loul ce que la guerre a délruil. Portons dans le; ateliers de l'agriculture el des arts celte ardeur, celle constance, celle patience qui onl étonné l'Euro1-e dans les circom,lances difficile•,. Unissons au, efforts du gouvernement les efforts des citoyen~, pour enrichir, pour féconder loules les parties de noire lr•rritoire. » Voilà des paroles qui devaient toucher le peuple français, et Bonaparte est fldrle it son rôle cle comédien génial lor.;quïl les dil. Xous verrons le cas qu'il fait en réalité cle celle fameuse ~aix. ~lais aupara- ,anl, il convient d'inrliqu<'r cc que ~I. Sort'! appelle la ré,islance des corps de !'Etal aux projets pacifique, du premi<•r consul. On s'allendail à cc que celte résistance fùl parallèle à celle que nous avons marquée en Angleterre, surtout étant donnée la situation du chapitre où cet éminent hi:;torien lraile de celte résistance 1 . li n'en est rien po11rla11l,ce n'est pas dt>s préliminaires qu'il s·agil, mais du lrailé russe oü lrs émis:rès polonais el russes étaient appelés• sujets respectifs"· Chénier clil au 'l'ril,unal: "Nos armes 0111 comballu pendant dix ans pour que nous fussions citoyens cl nou:; :;onuues devenus des sujets. Ainsi s·esl accompli le vœu de la duuhle coalilion. » M. Sorrl ajoute au,sitùl après avoir cité ce, paroles si justes el qui revêtent un véritablP sens prophétique, mais s'appliquenl à 11n cas bien déterminé sans raµporl a,·ec lrs préliminaires : « Ces murmures, dans le silence général, prenaient des airs clc blàme. Bo11aparle en l'ut atfecté au delà de ce qu'on peut dirP, et celle impres,ion le co,i/irma dmi,· ta t·o,wictio,1 où il t!lait, que, pour e..cister,la Rép11/Jliq1t1,;'tait condamnée à étendre toujours sa domination. • C'est pr,iler en vérité au premier consul un raisonnement j. Op. c&t, Le, prélimiuairu de Londr1-,: l'opioioo en Fun~.
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