IIIS'J'Oll\i, SOCIALISTE Cl!APITl1E Ill t.A GUERTIZ CONTRE L'ANGLF.TEnRE La guerre contre l'Angleterre reprit, on s'en rnuvient, après le refus opposé par le ministère Pitt aux offres de paix adressées au roi Georges Ill par Donaparle 1 • Dès lor,, la lulle s'engagea violente sur tout Je domaine mrrrilime, el elle fut marquée par autant de succès anglais que la guerre continentale le fut de succès françai,. Bonaparte était dans l'impossibilité dè résister efficacement sur mer à la 0olle anglaise, d'une supériorité écrasa1üc tant par le nombre des unités que par leur armement. Par conséquent, son seul moyen de défense devait consister à tirer de ses victoires continentales un maximum d'avantages diplomatiques afin d'isoler l I Grandc-Brata_;ne et l'amener à faire la paix en rai,on de l'épuisement inévilallle où la conduiraient ses conquêtes mêmes. Ce chapitre présente donc à peu près la contre-partie de celui qui le précède immédiatement : nous y traiterons, en effet, ùes succès étrangers ..u lieu des succès français, el nous verrons comment la résistance de la Frat.ce, toute basée sur les avanlageséludiésplushaut, a conduit à la paix d'Amiens, signée le 2:\ mars 1802. § t. - Les succès anglais. L'ile ùe Malle, occupée par 4 000 hommes, sons le commandement de Vauhois, qu'appuyait Villeneuve avec les débris de sa 0olte d'Aboukir, constituait ce que l'on a accoutumé d'appeler « une forteresse imprenable». Elle succomba pourtant, et les plus terrible.; souffrances s'abattirent sur ses dércn;eurs. li n'y cul point pour ainsi dire de comlml .: les ~!allais, exaspérés par les pillage.; et les exactions françaises, poussèrent Vaubois dans la Valelle el l'y enfc, mè,cut, penda!.l que les flottes anglai;e, po1'lugaise el napolita_lne gardai,·nl la mer. El puis on laissa les français mourir de faim. Quand la moi t eut fauché 1~majeure partie de la garnison, qua11d les «fêtes» don11ées var \'aubois en auendant des secours ne purent plus empêcher les homn:es de 1,enser à la /llinule terrible, toujours de plus en plus proche, où le scorbut et la famine les détruiraient tous, il fallut songer à se rendre. La ré,islance durait depuis vingt-six mois. Les correspondances communiquées par les amiraux ennemis ne laisrnient plus aucun espoir de l'intervention ,•ictorieuse d'une fi otle française. C'était bien fini. Vauhois capitula el quitta l'ile avec les ho11neurs de la guerre, emmenant à l\larseille avec lui les restes Ja1uentables de son armée (25 septembre 1800). Les Anglais s'engagèrent à remetu·e 1. Voyez rup,•a,, p. W.
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