Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

2 HISTOIRE SOCIALISTR c·e,t la classe moyenne, la bourgeoisie, qui désormais, par J'arrt'l de la lll'>Olution ckmeure maitresse dan~ la nation. La foule du prolétarial reste aucle,,ous d'elle sans avoir compris les avantages immédiats que la lutte soutenue pournit lui faire espérer. Le bilan ùe la Révolution tel qu'on peut l'établir au lendemain du coup d'Etat se résume en deux mots : le triomphe de la hourgeoisie. CII.\Pl'l'H~ PnEMilln LI FnA~cE AU LE~DDIAI' DU 18 BRCNAlRE Pour cornprendre l'histoire du nouveau gouvernement, la façon dont il a 1,11 s'implanter el lhcr de, Otmenls multiples, épa,es de tant de troubles et ùe tant de coup, d'Etat, il e,t indbpemable de rechercher quelle était: au moment cù Bonaparte a ren1er,é le Directoire, la situation respective des deu~ f;'tandes cla~ses de la nation: la clas,e possédante et la classe salariée. llan, cet exposé, nous pouvons lais~er de côté la noblesi:e. Nous ne pemons pas qu'il faille, au lendemain du :18 brumaire, donner à celle-ci une pl.ace importante parmi le, facteurs essentiels des événements à ,cuir. De toute faton, le parti noble est le vaincu. li pourra envisager l'acte de Bonaparte comme rendant po<sible une victoire fulore, mais non comme une l'icloire immédiate. • Plusieurs partis ont entrevu dans le lointaiu des espérances ... •• l"1:rivaitaprès l'événement ~allet du Pan 1 . Et il sa\'ait bien que • cc• parti•• ,i,rnifiaienl • son parli •· C'est ainsi que l,1noblesse el les monarchi:.les pour ront esp6rer voir le général jouer un jour le rôle historique de !llo■ck, mais ils ne disposent plus d'assez de force cl d'assez de crédit pour, par <'111mèR1<'>,aider omertcmenl 11. J'elTorl qu'ils att~ndenl. Nous lais,el'ons dn,,c vour l'in,tanl la noblesse et envisagerons seulement la situation et l'état d'esprit de la masse immense de la nation parta<;ée entre les • nanlia • et le prolétariat. De ceux-là, en erret, dépend toujours l'avenir du p11ys. D~ns quell<.-:;comlitioo, sont-ils après le coup d'Etat et comme11t,ont-ib [Jrl'paré< , -.1 l'cn,isager? A. -En haut de l'échollc sociale, écrasant tout le monde par leur loxe, clonnint le ton à la• société• qui s'épuise à les ,·nu loir imiter sans en rossétler les moyen~, des financiers, des agiol.eur.a, ~ont dans la bourgeois!!! les maitre, nom·eaux. Dans un temps où l'argent étail rare, c'est à ceux qai le possutlaient qu'allait la toutc-puls~anc~. Les \'erilables maitre~, ce SOlll tous ces g,•n-;dont l'lfü1l a besoin pour entretenir les arruèes, pour alclierl la répartition ao5si égale que po-,iiJle des grain~ sur le territoire, e11 uo mol Cous les détenteurs de la fortune publique accaparée par tous les m~e1111 poui1. 0.ooeha, L4 RtcolwlioA..., tù Ncron,-r, p. :l>I.

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