92 HIS'l'OIRE SOCIALISTE plèlement son sens. Nous n'en sommes plus à compter de semblables (c erreurs » l On en a fait beaucoup à l'occasion du texte que nons venons de commenter et toujours pour le plus grand bénéfice de l'Église, pour la plus grande gloire dt' Dieu! C'est pourquoi nous demandons l'abrogation d'un texte qui n'esl pas respecté par ceux-là mèmes qui en réclamenl le maintien. Pour llonaparle, ce texte n'avait en somme que la valeur d'une manifestation lui permellant de se rapprocher d'un pouvoir qu'il pensail devoir mettre en œuvre avec profil pour accrollre sa propre puissance. Il tenait en réserve l'acte véritable destiné à réglementer en France le culte catholique el c'est par les « Articles organiques » qu'il a « complété " le Concordat. Lr Concordat, nous lesavom, fut signé le 2ô messidor an IX(15juillel 1801 Les ratifications sont du 2'.l rruclidor an IX (10seplembre 1801) - le Te Deum à Notre-Dame, pour célébre1· la publication de l'acte, esl seulement du 18 avril i802. C'est durant toul cet intervalle et sans que la Papauté en conmil rien, que Bonaparte fil élaborer les Articles organiques soumis au Corps législatif et au 1'ribunal le même jour que le Concordai, promulgués avec lui par la loi du i8 germinal an X el portés en même Lemps que lui à la connaissance du I ays. On peul dire hardiment qu'ils contribuèrent à le faire accepter rnns une trop grande explosion de mécontentement. JI nous est impossible de faire entrer, clans le cadre de cet ouvrage, le cornmrntaire débillé des 77 articles organiques. ~ous ne pourrons qu'en indiquer 1,,s!-'rancies lignes, après avoir fixé le caractère des néi:tocialions qui pendant neuf mois continuèrent à se dérouler au sujet du Concordat, tandis que Portalis ,·n rnrrel pr(·parait, conformément au désir clu Premier Consul, l'acte de,tiné il « tenir » l'Église. Ces négociations eurent lieu entre Donaparte el Caprara, légal a latere, vieux cardinal assez porté à confondre ses bénéfices pn,onnels avec l'inlérM de l'tglise: le Premier Consul put s'amuser tout à son aise avec lui et comme il n'était pas toujours ingrat, il lui donna, en févrirr 180?, l'archevôché de ~lilan. On distingue, dans l'histoire des rapporis entre Caprara cl Bonaparte, trois périodes que nous indiquons brièv,1 mP11l : 1• Ju,qu'en décembre i801, le Premier Consul menace la Papauté, terrorise le 'égal parce qu'il se plaint du retard apporté par Pic VII à l'envoi de la huile org,n;:<anl les nouveaux évêchos el du bref perme liant l'institution des 0011 vpau, évêques. 2° Le pape, ayant enfin accordé ce que désirait Bonaparte, demande à son tour la publication du Concordal el surloul la restitution du lerl'iloire des trois légations. C'est alors le Premier Consul qui temporise, voulant obtenir du I ape la nomination d'anciens évêques constitutionnels comme nouveaux évêques. Pie VII se montrant intraitable sur ce point, il lai~se trainer les négociations jusqu'en mars t802.
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