Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

02 HISTOIIIE SOCIALISTE un faussai n• accompli, dif:ne ancèlrn de ceux qui. moins dégénérés que ne le prétendent de mau,aises langues, se sont afOchJs {lb'98) félicil.anl 1111 traitre cl µ-lorinant un faux. Cc c1u'il fallait pour mainlPnir les handes des pieux catholiques et des fidèles royalistes, c'élail de l'argent. Déjà Puisaye et d'autrr, chrfs avaient opéré avec de faux assignats a0 ,ez gro•sièrrment imité,: la fabrique de faux assignais était avouée à la date du 20 septembre (Chassin. La 1·e11dt!epatriote, L IV, p. 56/i); il p,oposa à Pitt de procéder à 1111,• meilleure fabrication et d"organiser une descente sur les côtes de France dont les Anglais conserveraient certains points à leur convenance Chas~in, Les Pacification< de l'Ouest, t. l", p. 4 el 15). Le respectable Pill accepta a,cc empressement les olfres de l"honnête Puisaye. L"annonce d'une prochaine expédition anglaise poussant les rebelles à ménager leurs forer, pour cetv.l époque que la distribution d'or anglais allait leur permellrc c1·auendre dans de dévoies el monarchiques orgies, les disposait à accepter par hypocrisie celle suspension des hostilités à laquelle, avant les concesoions imbéciles des thermidoriens, ils aspiraient par nécessi lé. Charette ayant tait faire le recensement de tou~ les a?provisionnemenls par son commiss,ire général, l'abbé nemaud, celui-ci, en elîcl, déclara« qu'il était impossible de continuer la guerre ... D'autre part, les munitions manquaient presque complèlemenl, chaque soldat n'ayant guère que quatre ou cinq coups à tirer • (Uillard des Portes, C!taretle et ta guerre de Vendée, p. 397). Le décret du 12 frimaire él.ail l'application ct·un système que désapprou1èrenl ceux qui se rendaient ~partialement compte de la situation. Le 17 frimaire an ll1 (7 décembre iîOI), lloche qui, depuis le i3 brumaire (:3 no,embre), tout en gardant le commandernenl de l'armée des côtes de Cherbourg, avait remplacé le général Alexandre Dumas à la tête de l'arm(•c des côtes de Brest, écrivait, en ef!et, aux représentants Bollet el Boursault : • line indulgence déplacée pourrait opérer la contre-révolution • (Chassin, ibid, p. M). llalheUTeusemenl, tous n"élaient pas de son avis et, le Oni10sc (26 décembre}, un de ses subordonnés, le général Uumberl, se laissait aller il entamer des pourparlers avec un cher de Chouan,, Doishardy. De ses enlre1•ues avec celui-ci, sortit un projet de trève, définitivement conclue, le H nivôse (3 janvier), par Dollot avec un certain Desoteux. Celui-ci, • fils de M. Desoleux, saigneur d'un petit village de la province de Bourgogne, c'est-à-dire chirurgien de campagne, faisant la barbe cl coupant les cheveux proprement • (Monitew· ùu i5 prairial an 111-3juin i79=>),et du nombre de ceux estimant avec raison que leur bassesse d'.l.mc leur donne le droit de s'introduire dans les rani;s de la noblesse, se faisait appeler baron de Cormatin, litre sous lequel Puisaye l'avait nommé major général, le 26 aoilt, avant de quiller la France. Celle trêve, d'une durée illimitée, signée en !"absence el au grand regret de Boursault, l'élail au moment où le général Rey ,·enait de sai,ir de, ~apiers el d'opérer la capture d'agents ne permellant

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