5G6 !IISTOIRK SOCIALJSTB cilaûon faile plus haul (chap. xv) monlrail Sieyès di,posé à s'entendre avec le parli d'Orléans, cl ici Cambacérès, dans ses Eclaircissements (cilés par i\l. Yandal, L'avènement de Bonaparte, p. 119-!20), croit à l'inlrigue orléaniste; Dolivier, dans la brochure citée précédemment (cbap. xXI), reproduisail sans y ajouter foi, les rumeurs publiques relatives à une intrigue prus5ienne (p. 33 el 50) el Jourdan, dans ses Mémoires (le carne/ lûslorique et lit- /traire, t. Vll, p. 162), rappelle l'accnsation relative à « un prince étranger». i\lais, une fois le danger écarlé par la victoire, Sieyès reprit cerlainement sa première idée de devenir le mallre du gouvernement. C'étail d'un général qu'il attendait la réalisation de son dessein analogue à l'opération du !8Fructidor; suivanl son mol, il était la• tête" et il lui fallait • un sabre• (Fabre [de l'Aude], llistoire secrète du Dù·ectoire, t. IV, p. :?3'i). Il avait pensé à Joubert (chap. xx1); mais, au lieu de la victoire espérée, Joubert avait trouvé la mort en Italie (cbap. x1x, § 4). Il avait pensé à Aloreau (Uyde cle Neuville, Mhnoires et souvenirs, t. l", p. 487) qu'il avait appelé à Paris, où sa présence élail signalée le 22 ,vendémiaire (H oct<>bre),au lieu de lui laisser rejoindre l'armée du Rhin. L'invasion du lerriloire n'était plus à redouter; Bonaparte, dont on n'avait plus, dès lors, besoin, el en qui il sentait un concurrent dangereux, allait - on arrangeait la chose...:... se trouver retenu en Egypte jusqu'au printemps; il complait bien être, avant son retour, avec raide de· Moreau ou d'un autre, devenu le matlre; et voilà que Bonavarte apparaissait tout à coup, renversant par ce retour subit les plans de l'ancien abbé. Talleyrand et Fouché qui étaient favorables aux projels de Sieyès, dont les adversaires eux-mêmes avaient eu vent - c'était à ces projets que faisaient allusion ceux qui entrevoyaient et dénonçaient la préparation d'un coup d'Etat - comprirent tout de suite que la réussite n"était plus possible sans l'union de Bonaparte et de Sieyès, el, dans les derniers jours de vendémiaire, ils manœuvrèrènt en conséquence. Bonaparte, vers qui s'étaient tournés, aécritGohier(.Mémoires, t. I", p. 2i1), • tous les hommes sans place, tous les mécontents "• plaisait alors à tous. Nous avons vu (cllap. xvn, § 2) que les royalistes. qui le détestaient avant le 18 fructidor, l'avaient porté aux nues aussitôt après. Comme l'a dit Dufort de Cheverny (Mémoires ... , t. Il, p. 4Hl), • sans savoir ni pouvoir deviner s'i! a une arrière-pensée •• les royalistes le soutenaient. Les modérés de droite espéraient également èn lui (Jules 'l'homas, Correspondance inédite de La Fayette, p. 379) et, voulant le faire « président• de la République, aspiraient à renverser la Constitution de la seule façon à leur portée, par un coup 1'Elat. La plupart des Jacobin~. à leur tour, ne le voyaient pas de mauvais œil. Briot avait dit à la tribune des Cinq-Cents le 22 vendémiaire an \'Ill (14 octobre !799): « Il revienl fidèle à sa de, tinée ... bientôt il combattra de nouveau pour la patrie; c'est assez dire qu'encore une fois il méritera sa reconnaissance •· Allanl encore plus loin, certains membres de la fract\on avancée
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