lllSl'OinE SOCIALlST~ \III "• p o'<·--enr d'hi-toirc ,, lrcol!' r,•ntrale de Ycrsnillcs (chap. xi, § 11), puhli., nt nu di-hnt M l'an Ylll une hrochuri' « Sur /rç moynis d'a,racher la //,p11hliq11e à srs p11i.,11mtsda111Prset d'écarter las obstactas qui s·oppo• .,r,1/ ,i l'al/'e>-mi,srmrnt d~ s,s desti11les •; il n'ayail ri,•n ahandonné des idées qui ronl cle lui un des prérnr-eur, du socialbme, el il (·crivail (p. 10) : « Pour un droit 1rai de propriété, seul avoué par l'immuable justice, combien <lecriantes usurpations, combien d'audacieu'."'e!-,de Sl1cr1l1\ge~ violations de ce droit n'empruntent p·,s son nom pour le ,!épouiller lui-môme de son caractère sacré el s'en revôlir exclusil•, ment ... Qu'il suffise d'avoir fait sentir à Lout esprit juste cl sensé que le culte que l'on rrnrt à la propriêté est, en général, un culle faux, idolâtre, el que crm qui la défenclenl a,ec tant.de chaleur, qui s'en rendent les apologistes a,·ec un zèle si outré, qni, au moindre mol qui les choque. sonnent aussitôt l'alarme et crient à ra11·airisme, à l'ai/entai contre la propriétr, ne rnnl rien moins que les plus grands ennemis du v1·a1droit de propriété, c'(•~l•it·dire de cette justice naturelle dont il ém·•ne. Consentons néanmoins d'user de ménagement à leur é<:ard : ne faisons pas trop briller à leurs yeu, celle justice qui les ofTu,que cl les irrite, et co1,tento11s-11ousde la leur monlr"r dans un assez grand éloignement pour c1u'ils puissent la supporter. En conséquence, ne prenons que les moiens qui nou, sonl devenus indispensablement nécessaires ... pour asseofr enfin la Uépuùlique sur de solides el désirables hases"· Quelle différence avec Dach qui croit immfdialerienl el intégralement réafüable ce qui lui semble uai ! Dolivier, lui, auss, communiste que Dach pouvait l'èlre, a conscience des difficultés pratic1ues; pour l'instant, d'ailleÜrs, il voit av,,nl tout le dangrr ,,ue court la R~publique, vaincue au dehors na moment où il écrivait, menacée au dedans par le désordre des finances, etc., cl c·esl la République qu'il veut d'abord sauver. Que Lous les moyens qu'il indique à cet effet f'ussenl d'une application possible, cela je ne Je pense pas; mab il ne me parait pas niable qu'il avait un tout autre esprit politique que llach. Telle est la constatation que je tenais à raire pour deux des principaux amis directs de Daheur. Cependant, avant d'en re,enir au discours de Bach el à la suite de mon récit, j'achèverai ici de dire ce que je sais au sujet de Dolivier. L'excuse de cette digression esl que ces détails bien insurnsanls n'ont encore élé, je crois, donnés nulle p1rt. Dans la ùroch ure signalée plus haut, DtJlivier a pu se tromper sur la va• leur de certains des moyens qu'il préconise, il s'est certainement trompé •ur la rnleur de l'homme en qui il avait confiance. Cel homme, c'est Sieyè,. Doli,·irr connait les « desseins désastreux pour la Ji])erlé • (p. 20) qu'on lui allribur, les accasalions dont il est l'objet, notamment J'intrigue ,1u'on lui prate a,ec Je roi de Prusse (p. 33 et 30), et dont je reparlerai dans le cha· pitre suivant, • l'expulsion de la réunio,1 formée au Manège, et ensuite sa
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