IIISTOIRE SOCIALISTE municalions entre les insurgés de la Haule-Garonne el ceux 1lu Gers. Dallus ausai dans l".\riège où fut distribuée une proclamalio n de Souvorov au, Français, les insurgés l'étaient également à Beaumonl-de-Lomagnr, le 3fruclidor (20 ao0L). Ce même jour, les insurgés concentrés en ma~~e à )Jontréjeau étaient allaqués à la fois, du côté de Lannemezan, par un petit corps r1ue !"administration centrale des Hautes-Pyrénées y avait judicieusement el rapidement réuni, et, du côté de Saint-Gaudens, par des troupes qui venaient de reprendre Saint-:l.larlory où, quelques jours avant, les insurgés avaient obtenu un succès. Les royalistes furent complètement écra~é<; ceu, qui purent échapper gagnèrent !"Espagne par Bagnères-de-Luchon el le val d'Aran. Ce fut la fin de lïnsurrcclion dont les principaux chefs avaient été: Rougé de Paulo, Gallias, Lamothe-Vedel, Labarrère, d'Espouy, clc Palaminy, de Sainte-Gemme, de Valcabrère (L'insurrection royali<le en l'an lïl. par Lavigne). Quand le général Prégeville, envoyé le 26 thermidor (1:1aoùl) par le Directoire, arriva à Toulouse, tout était terminé grâce au, courageux efTorls de quelques municipalités républicaines. Parmi celles qui Orent preuve dïnili,1live intelligente et énergique, il faut citer Gimont clans le Gers, Grenade, l'Isle-en-Dodon et Saint-Déat dans la Haule-Garonne. Les femmes de certaines localilés, de Marciac nolammenl, se monlrèrenl très vaillantes contre les bandils du roi et du clergé. La r6pression n'eut rien de rigoureux: du 26 fructidor an VII (12 septembre 17W) au 30 vendémiaire an VIII (2"2octobre lî99), il rul prononcé 32 condamnations, dont 11 ü mort furent exécutées clans les vingt-qualre heures. Si ce fut là la tentative la plus grave, il y eut des trouble,; dans plusieurs autres parties de la France; dans le Sud-Est, en particulier dans le- AlpesMarilimes, les Barbets, dans l'Ouest les Chouans redevi 11rent nombreux. Déjà, le 9 février 1798, dans une lettre écrite au moment de quiller Blankenburg, Louis X\'111donnait des instructions pour chercher à gaµner le g~néral Berthier à la cause royaliste:• un mouvement dans le Jura, le Lyounais el les prnvinces méridionales lui fournirait le prétexte de marcher en apparence sur les rebelles avec la meilleure parlie de son armée, mais, dans le fait, pour s'unir à eux• (Nouvelle revue rétrospective, n• du 10 février 1902, p. 121). Vers la mémr, époque(mai 1798), les royalistes qui dirigeaient l'Institut pbilanlhropique de Paris, notamment l'archéologue Quatremère de, Quincy et BoyerCollard, un de nos plus remarquables collets montés, s'étaient assuré, dans la garde des directeurs,• des hommes de main pour frapper un grand coup• et sollicitaient un million de l'Angleterre pour • faire main basse su,· les membres du Directoire •• autrement dit pour les assassiner {Ch.-L. Cha.sin, lts Paci{icaliom de l'Ouesl, t. Ill, p. 210); mais Canning et Grenville reru•èrent de se rendre complices d'un pareil attentat. Enfin, pendant toute cette année 1798, Georges Cadoudal chercha d'Angleterre à provoquer une reprise d'armes générale (Idem). L'or anglais n'était pas seulement convoité par Ira
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==