536 HISTOIRE SOCIALISTE rectoire pouvail, dans les vingt jours, déporter quatre des otages. Celle loi, dite des otages, que le déleslable excès de sa rigueur rcndail inexécutable, ne servil à rien. Persuadés qnc la Ropublique dégarnie de lroupes ne pourrail ré,bler à une aclion d'ensemble, les royalistes s'occupèrent d'organiser celle-ci et une vasle con;piralion s'otcndil à la France enlière. Le Sud-Ouest fut toul spécialement travaillé; dans Loule celle ré11ion,de Perpignan à Dayonne, il n'y avait paa plus de 4000 soldats; on Jugea le moment propice. Des émif;rés, des prêtres rentrés en cachette parcoururent le pays, déblatérant contre l'armée républicaine, recrutant leurs partisans parmi les conscrits rèfraclaires, parmi ceux qui la fuyaient, dislribuant de l'argent. Dans le nombra de ces ai:;ilateurs royalistes, on cile un Dornier qui ne disait pas celui-là:« France ... d'abord!• un Villùlc, 1111P11ybusque: à chacun ils promellaient ce qu'il désirait, ,ans souci de; promes,es contradictoires, tal,lanl, comme les nationaliste, de nos jours el les cléricaux de tous les Lemps, sur la solli e de leurs du~es. Le:?:; thermidor an VII (12 ao0t lî99), le commissaire du Directoire à Pau ecriv.iit aux ministre; de l'intérieur cl de la police que les bandes royales étaient prêles à entrer en mouvement dans toute la région, qu'à l'exception d'un citoyen, l'admini,tralion centrale des BassesPyrénées était dévouée aux conspiraleurs, que les prêtres rérractaires étaient rentrés en grand nombre, que Bagnère -de-Bigorre était rempli d'étrangers fort suspecls, qu'on di.ail hautemenl qu'avant I eu on aurait un roi, el que le mas~acre des républicains élail llxé à la Saint-Uarthèlcmy (Lal'igne, Lï11surrection royaliste eii l'a11 1·u, p. 21:;) Dans la nuil du 18 au Hl thc:-midor (5 au 6 août', dPS soulèvement~ eurent lieu dans plu-ieurs communes de la Haute- Garonne, du Gers, de l'Ariège, de l'Aude, du Tarn, du Lol-el-Garonne, aux cris de:" Vive la religion! Vive le roi! •· Victorieux au llélrnt, les insurgé, étaient bientôt au nombre d'un~ vingtaine de mille, mais heureusement sans discipline. Le 21 thermidor (8 aoOl ), ils élaienl maitres de plus de vingt cantons el, en dehors de quelques bandes éparses, ils formaient, au sutl de Toulouse dont ils voulaient s'emparer, un arc de cercle avèC leur droite à Caraman, leur centre à Muret et leur gauche à l'lsle-Jourdttin. L'administration municipale de Toulouse el l'administration centrale de la Haule-Garonne prirent des mesures pour garder Toulouse el y conce nlrer les forces disponibles; en divers endroits, la population républicaine se leva d'elle-même. Ce furent, par exemple, les républicains du Tarn qui, le 23 thermidor (10 aot\t), enlevèrent Caraman aux insurgés el empècMrent ainsi l'extension de l'insurrection de ce cOlé. La veille, le général de brigade Aubugeois, sorti de Toulouse avec les troupes qui y étaient réunies, avait battu les insurgés à l'extrémité du faubourg Saint-Michel; le23 (10 aoOt) il les ballait de nouveau et, le 24 (11 aodt), après un nouveau succès, il entrait à l'Isle-Jourdain, coupant par là lescom•
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