1 , l 526 11IS'l'Olll E SOC:IA LISTE ,ivr~. Yoici, pt1isé dans le rema,·qt1able rect1eil documentaire de M. 'Aularrl, Pari< 1,endant la ,-,}action thennidorienne et sous fr Directoire, qnc j'ai si rn11Y•1Jtcité (t. Y, p. 271) l'extrait d·un rapport adre~ au ministre de l'Intérieur sur la situation du département de la i:'cine en frimaire an \'li (no- \emhre-clécembre Ji08) : « \Jnc grande parlic de la population de l'aris se compo~c d'individus qui ont autrefois placé leurs fonds sur l'Elal, c·c,t-ùdire des rentiers. Ces gens, qui sont ruinés, qui n'ont pas reçu une i:ù'ucation as;cz industrieuse pour pouvoir aujourd'hui exercer ;iucun métier, ni assez libérale pour êlre se,isibles aux droit~ que la Révolution leur a restitués, forment un loyer de méco11lentemenl dont l'influence s·étcnrl dans toutes les familles cl fait une Ioule t1·cnnemis à la Hépublique. Qu'on paye les renliers ». Le; ouvrier,, eux, se heurtaient toujours au même parti pris (chap. 111, x111 el x\11§§1et2,, ainsi que le prouve le compte rendu des opérations du Bureau cenlral du caulon de PJri 0 , du 1" au 10 brnmaire an VII (22 au 31 octobre lîOS): « Informé que les ouvriers travaillant ordinairement sur le port de la Il ,pée se I roposaienl d'empêcher, le 1" brumaire, leurs caniararlcs ou (]·autres ouvriers de tr,waillcr sur ce 1iorl pour un prix inférieur à celui qu'ils se proposaient de demander, voulant que Leur main-d·œuvre füt augmentée, le Jhoreau central a fait part au commandant de la lllace et l'a in,ilé à envoyer le dit jour, 1" brumaire, dès ciuq heures du mal.in, un fort détachement de cavalerie du cùlé de la barrière (Idem, p. 188). Ayant appris, nous dit le rapport du Oprah·ial an VU (28 mai 17001 , que des ouvriers • <loivent se coafüer pou,· exiger un salaire plus fort que celui qui le,ur est offert "• le llureau central chargeait le commissaire de police de faire connallrc nominativement cet" des ou1riers qui c,,cileraient les autres à une coupable insubortlinalion • (Idem, p. 538). 11algré cela et malgré un cl,ômagc a,sez dur, le; ouniers, <Jui n'arnicnl plus 1,voler, ne sorlire111 pas de leur apathie au point de 1ue politique. Dans le rappul au ministre de rintéricur de ni11)se an Yll (décembre 1708-jan vier 1700), on Lit (Idem, p. 32\) : , Le commerce, les art•, l'indm;l'rie souffrent•· D'apri!s le rapport deplU\'iôseUanvier-févi1er) la ·classe ouvi-ière, en gén-éral, est paisible•; malgré la dureté de la saison, le manque d'ouvrage, il ne s'est rien passé parmi elle qui aiL pu alanner la tranquillité publique • (idem; p. 387). Le Direcloire•élail loin d'avoir la force qu'il possédaitl'ànnée•prècédenle; il ne tenait pl\Js le Corp!f légülatir, malgré Fépuralion de troréal an YF, aussi redoutait-il da\'antage les effuts d'un mécon lentemenldonl il aVait parfuilem•nt conscience. Pour échapper au dang·er qur le menaçaif, il songea à. allènuer 11011 les motifs de ce méconlentcmenl, rouis la sincérHë des élections qui devaient en êlrn la consëquence el qui portaient sur 315 siège~. dont 10:; au Conseil des Anciens el 21'0 au Conseil des Cinq-Cents. Ce ne tut pas dans un changement de poliiique qu'il cherclla l'e moyen d'elffll')'ff l'hostilité coastalée; il ne tenta aucune réforme administrative cl compta !llH'. ee qui lut restait
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