Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOillE SOCIALISTt arrivait à Thusis d'où ses troupes, cnlranl dans !'Engadine, ga~naienl, aprh la ,·allée de J'lnn, celle de !'Adige. Tandis que Lecourbe, infligeant dr rurlr•, perles à un corps de l'armée de Bellegarde, alleignail la Reschen rl po11~•ail, au commencemenl de ~crminal (fin de mars), son a,anl-!t1rd• sur la roule de Landeck, Loison, a\'ec l'autre brigade de l'aile droite, dtipas,ait Di,euli,, mais élail conlrainl ensuite à reculer, el le général De,soJ,,,, délachô arec ;; 000 hommes de l'armée d'Italie dans la Valteline pour lier celle a1111ée à l'armée d'llelvélie, plrl'en,il à normio le 27 (17 mars) el, apri•s un romlJ1l heureux, à Glurus dont il s'emparait. Dans une letlre de ~la,séna clal(•ede Coire, 2/1 ventO,e (14 mars), el publiée pour la ))remière foi, pir ~I. Je,111~rr- ,·ien dans le Pelil Marseillais du 2 janYier 100.1,on lil: • .\11 moment où je Yous écris, le pa)'s i:rison est entièrement occupé p,ir nous el m,'mc une partie du territoire autrichien. Sans des considérations poliliquc,, nous aurions ajouté à nos conr1uNes. J'ai peine à maitriser l'ardeur du ,ol,lal qui roudrn'l aller en a,·anl •· Si, à la suile des manœuvres qui ,·iennenl ll'élrc r"sum(•r-. llelleg.,r,lc se troll\ail séparé de llotze, celui-ci était fortement in~tallé à Feldkirch. Le 20 ven10,e ,l!l nwr,1, Masséna étail indlé par Jourdan à s'emparer de cellr place et à marcher sur Dregenz où il complait se porlcr. ~lécontcnl de lui Nre subordonné. cL peul-èlre esl-cc à cela qur la lettre que je I iens de cilcr faisait allusion, Masséna rnYoyail ,a démi,,ion el ne I.Jougcail pas; mais, le 2 germinal (22 rnar,}, 01111inolélail all~qué par la garni,on de Feldkirch, qu'il repoussait. A la nou,elle des premiers succ~s de )!asséna dans les Gri,ons, Jourdan s'était porté en avant. Le 23 venlô,c p:; 111.1rs,,il franchis,ail le Da11ubccl, continuant à avancer, il s'établi;;,ail le 27 (17 mar,) de Mcngen au lac de Constance, ayanl son centre à Pfullendorr; le 30 (:?Onnr,), ,on avant-garde élail à Oslrach. L'archiduc Charles avait marché à son tour el conccnlr~, le 20 (10 mars), le gros de son armée en Ire Saulgau el Allshauscn; Je 1•' germinal (21 mars), à la pointe du jour, il allaquail el ballait Jourdan qui dul évacuer Ostrach, rallier ses divisions malheureusem enl dis,é111inées et se retirer, dans la nuit suivante, un peu en arrière de S lockach. Le 4 (2~ mars), l'archiduc se dirigeail sur ce point, où Jourdan, qui avait alleinl Engen, s'a- \'ançail el lui livrait balaillc le lendemain. Les Aullichiens, d'abord repoussés, écrasèrent finalement l'armée frantaise grâce à rarrivl'e de lrur, réserves. Sans être inquiété, Jourdan ballil en relraile ,·er, l'Alsace; tout espoir de jonction de l'armée du Danube et de l'armée d'Heh-étic étail perdu. Le H (3 avril), ayant alleinl les défilés de la l'orêl-~oire, Jourdan rentrait à Paris sous prélCAle de maladie. JI laissait le commanclemenl à son chc( d't'· tal-major Ernour qui ramenait l'armée sur la rive gauche du Rhin, une partie par Vieux-Brisach le 10 (5 a.ri!) Pl le reste, le lendemain, par le pont de Kehl; quant à Jourdan, il allait à Paris remellre ;;a démissior.. Celle retraite entratoall celle de l'armée d'observation qui abandonna le siège de Phi-

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