Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALISTE lcrre el, en dernier lieu, par Pan in, en janvier l7!l!l, cL par TIJomas Grr11ville, fin fé\'rier, LouLce qu'elle ronscnlil flnalemc11LàacccplPr, ce fulunc allia11cc défen~ive pour lourh~r lr~ ~ub,ide• offerts par r,, ngleLerrc. ~lais le rahincl anglais ne voulant payer qu'une alliance olîensi"'· renlcnlr ne puL aboutir; en avril, à la suiLe d'une nouvelle démarche du Isar resli•e inrruclueu,e, les nègorialions élairnl déllnilivemenl rompues. La Prusse garilail la nrulralilé par crainLe de lïn(ériorilé qui pomail résulter pour elle du triomphe de l'.lulriche surloul rl au~si de la Rus•ic.• Paul I" a1•ail élé irriLé des lenteur, de l'AuLriche lralnanL les choses en lon<rueur pour se faire payer plus cher ,a parliripalion à une guerre qu'elle <lesiraiL; il lui en avait 1•oulu, en nuire, de n'al!Oir pas secouru le roi de !':aplcs el en élail arrivé à la ,0111çonncr de chercher sérieusement à s'entc11drc avec la France. Pour l'apaiser, le gouvernem•nL autrichien se monLra, à la fin de dércmbrr. très aimable pour les troupes russes, des !'ratinrations rurrnl clistrih11ées, l'empereur les passa en revue et écrivit, le 6 ja111ier !î!lO, nne lettre dr l'élicilalions au Isar, à qui, un peu plus Lard, le 31 janvier, il faisait demander. par flatterie, d'autoriser Souvorov à prendre le commandement supérieur de rarmée autrichienne snr rAdige; le tsar ras,uré a,•ail consenti, cLSouvorov était parti pour Vienne le t•' mars. A1anl de nous occuper des détails ùe la campagne, voyon, comment les cho-es se terminèrent à Ra-tait. :.Jalgré la déclaration de guerre, les rnYoyés français, allemands el autrichiens étaienl restés dans celtr ville. La peur des armées autrichiennes el russes pouvait seule conlrl'balancer chez les petits 1rinces allemands leur ardeur à sahir la riche proir que devaient leur a,surer la sécularisation el le partage de, principauLé:i ecclésia,tiques; mais, le 7 avril, l'envoyé autrichien ~Jetlernich annonçaiL son Mp.irL c1uiavait lieu le 13; or, d'après les règle, en vigueur, il était l'inlermédiairc obligé entre les cmoyés du Directoire cl la députation de l'EnlJ ir~. Son départ équi1alail vérilablemenl, dès lor,, à la dis,oluliun du Congrè,, ainsi que le constati'n•nl dans une dernière séance, le 23 avril, les quelqut·• délégué,; encore prt·se11ts. 'l'oul eu protestant le surlendemain conlr,, celte solution, le, plén ipolentiaires français déclarèrent qu'ils parliraicnL le 9 floréal :?8 .tvril). A ceLll)épo1ue, un corps d'armée autrichien, sous les ordres du feld-mar(•chal-lirutenanl von Kospolh, couvrait, du côté de la [?orôl-Noire, l'armée de l'archiduc Charles cantonnée dans les enl'irons de Stockach; l'avant-garde de ce corps, confl6e au général-major von Merveldl, avail son aile droite autour de Raslall; cdl -ci, commandée par le général l'on Gôrger, comprenait, en particulier, des hus,ards autrichiens, colonel von Barbaczy, el des hussards émigrés rrauçais, palrioliquemenl à la solde de l'Autriche, colonel von E~ger. Ce même jour, 28 avril, le colonel 8Jrbacay ordonnait au capitaine Burkhard d'occuper Rastatt avec un déLachemenl et de signifier aux trois enl'O)'é:l du Directoire qu'en élal de guerre leur présence ne pouvait Nre tolérée plus longlernp, dans un pays on

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