Ill TOIHI<: SOCIALISTI': à une note de 'l'alleyrand du li nivôse an Vil (24 décembre 1708), sig11i0aient à leurs collègues que, si la diNe de llati~bonoe ne s'opposait pas à la marche de, Ru,ses à travers l'Empire, le Directoire regarderait celle abstention comme une violation de neutralité équivalant à une déclaration de gurrN. N"ayant pas reçu de réponse nette de l'Autriche, ils refusèrent Loule note sur un point quelconque des négociations lanl qu'il n'aurait pas élé répondu il l'ullimalum du 2 janvier. li~ ajoutèrent, le 12 pluvi0rn (31 ja11\'icr), que si, dans un délai de quinze jours, !"empereur n'avait pa, éloigné les troupe, rus•es de l'Autriche el des autres €tais de l'Empire, il y aurait reprise des hoslililés. C'était en fait la On ,·u Congrès que l'empereur chercbail depuis longtemps,, acculer à l'im1lllissance, 0 ans vouloir prendre lïnilialive de le di,,owlre ofOciellcmenl. Le 27 plll\ iô-e (15 février), n·ai•anl rien re~u d~ l'Autriche, le Directoire envoyait à ,es armées l'ordre d"opérer un mouvemt'nl; il)" eut un retard de quelque, jour~ d0 à l'insuffisance ùes préparatifs el à la rigueur lie la saison. Ctpendant, rnr un nou\'el ordre du Directoire du 2 ventôse 20 février), les opérations commencèrent a'"anl que le Corps léf(i-lalif eùl été appelé à se prononcer; cc ne fut que le 22 Hnt0~e an YI! (t~ mars ti!1.l) qu'il \'ola, sans opposition, la déclaration de guerre it l"Autriche el à la Toscane, des manœuvre, ho,tiles de laquelle il venait seulemenl, di-ail-il, ,, d"nrqufrir la preul'e •· Le Directoire •emble avoir cru Jusqu"au bout qu·au dernier moment l"Autriche finirait par c(·der. Le 4 plm·iôse (2;l jan\'icr) a,ail été signée la capitulation du fort d'Ehrenbrcitstein, sur la ri\'e ,lroile du Hhi11,où tenaient seules les troupes de l'archevêque de Trêv •~, prince-électeur de l'Empire, depuis le départ des troupes autrichienne<, le 1;; Oécembre 1i07. Commencé presque aussitôt après (nivôse an YI) par les troupes françaises, le blocus avait continué avec des alternatives de rigueur et de relâchement. Deux bat1illons français l'occupaient le 8 pluviôse an VII (2i jan, iPr tïHH. Di,crs traités a"aien1 con•acré la deu,ième coalition des puissances européennes contre ln Frnnce: traité de Saint-Pélershourg du ~>fi novembre lï98, entre le L•ar el le roi de Nn(lles, qui en concluait un autre à Nn(lles, le 1" ,Jécembre, avec l'Angleterre, cl un troisième, le 21 jan\'ier 1700, à ConHanlinoplc, avec le sultan; traité ,·c Saint-Pétersbourg du 29 décembre i798 cl C011\"enlioncomplémentaire du i4 janvier 1700 entre l'Angleterre el le tsar. auquel le gouvernement anglai, payait son concour, d~ 4.,000 hommes opérant en 1\Jlemagne, par d'importants subsides : 2"25000 livres sterling (5625000 fr.) tout de suile cl i5000 livres (1875000 fr.) pnr moi&; tr•ilés approuvés par le sultan à Co1islanlinople, le 23 décembre avec la Russie, el le 5 janvier a,·ec l'Angleterre. Celle dernière puissance rêvait ùe coaliser contre la France la l\nssle, l'Autriche el la Prusse. Malgré le refroidissement de celle-ci pour la Franco, malgré le. nombreuses tentatives faites auprès d'elle par la Aussie el U.ngle-
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