Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

UJSTOlllE SOCIALISTE pui,sa11ces et pour con,olidcr la I ai, : les ministres de Russie, de Portugal et ct·.1111,lelrrre à Turin demandèrent leurs I a,seports; el si le roi avait cru llé;;arm, r ain,i ,rs va;nqueurs, il dut s'apercevoir bientôt qu'il s"élail trompé. Le, inri<lenls fücheux s'étaient mu Ili pliés de telle sorte que, lors de l'allaque du rui de .'.aples, on put craindre de voir Charles-Emmanuel IV imiter son exemple; aussi prollla-l-on de l'occasion pour se défaire de lui. On n\l\ait I as de préle\le, on en créa un : on imagina de lui adresser de nou,·rllcs demandes de nature, dans J"espril du général Jpuberl, à provoquer un refus ou, Lotit au moins. une hési•ation clonl il ne manquerait pas cle profiter. En conséquence, le 9 frimai rc (29 novembre), ou lui réclama d'appro,i-ionner les places pour quatre mois, de fournir sur-le-champ le conlino;rnl de !1000 hommr;; prévu par le lrailé dn 16 germinal au V(:'\ avril 1î0î (rhap. ~, ,. § ?), etde laisser prendre les armes de !"arsenal de Turin; celle dernière demande avait 6Lé ajoutée de son autorité pri l'éC par Joubert (Revue ahisloire rédiqéP à l'état-major de l'amiée, février 1002, p. 32\). Le roi accéda aux deux 1,remière, demandes, sous réserve du plus bref délai possible, il répondit négativcr11rn 1. à la lruisièmc. Amsilôl, le coup préméùilé entrait dans la phaic ù'exéculiop. Joubert qui, depuis le 11 brumaire(l"npvembre), rommandail l'armée d'Italie, à la l~tc de laquelle il avait succédé à Brune - on le verra 1>lusloin - donnait, le 13 frimaire (3 décembre), les derniers ordres et, le 16 (G décembre), grâce à un subterfuge, les solclats français occupaient Chil'asso, Alexandrie, Coni, Suse, :Sovare. Turin, dont on tenailla citadelle, se troll\ait en quelque sorte cerné; Loule résistance était impossible : le JS frimaire an Vil (8 décembre 1708,, le roi signait une renonciation à ses droits sur le Piémont, el parlait dans la uuil du Oau 10 décembre Le jour m~me du départ, Joubert, démissionnaire, confiait le commandement de !"armée à Moreau (10 frimaire-9 décembre). Ar rès être resté quelque temps dans le grard-duché de Toscane, le roi s'embarqua à Livourne, le 14 février 1700, pour la Sardaigne. Un gouvernement provisoire fut conslilué qui, entrant dans les vues du Directoirr, prononça l'annexion - ratifiée ensuite par un vole - du Piémont à la France el cessa ses fonctions le 21 germinal (JO avril). Or, dans son mesiage du 23 frimaire (13 c'écembre) au Corps légi;lalif, au:si long que celui du i6 (6 décPmhre) élail bref, le Di, ecloire, tout en s'efforçant de dresser un acte d'accmalion catégorique aussi bien contre le roi de Sardaigne que contre le roi de :--aples, affirmait en terminant qu' " aucune vue ambitieuse ne se môlera à la pureté des molif5 qui Iui ont fait reprendre les armes •· Le Piémont n'avait pas ét~ le seul pays d'Italie en bulle à la politique hypocrite d'empièlemen t$ el cl"exploilalion. Dans la République cisalpine on n'élail pas plus favorisé Le traité du 3 vel)lô~e an VI -21 février 17118 {chap. xv1, § 2) par lequel, suivant l'expression de 'l'alleyrand f Pallain, Le ministère de Talleyrand sous le DirectoirtJ,

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