IIISTOllll\ SOCIALISTE 480 cet armistice, signé le 22 (Il Janvier), lui livra Capoue qu'il fil occuper le 2S {i4 janl'ier), el lui promit le payement. dans le délai de quinze jours, d'une conlribulion de dix millions. A celle noul'elle, le 26 (15jamier), les lazaroni, population paresseuse el mendiante rie Naples, s'insurgèrent; la ville fut pendant trois jours livrée à Ioules leurs fanlai.aie~. Pignatelli imita le roi el parlit pour la Sicile, le général Mack se réfugia dans le camp français (ZTnivô;e-i6 janvier); 11011 seulement la petite fraclion révolutionnaire, mais la bonrgcoisic elle-même rnllicila lïnterl'cnlion de Ch~mpionncl qni, dè, le i"' pluviôse (20 jan vicr), anil fail avancer ses troupes sou~ le, murs de la ville. Le lendemain l'attaqt:e commençait el, après de furieux comhats, se terminait le 4 (23 janvier). Maitre de Naples, Championnet fit désarmer lrs lazaroni, abolit la royauté et institua la • République napolitaine » comme il fut dit à la séance des Cinq-Cenis, le 10 1>luviô,e-î février (J/onileu,· du 21-12 février), , t dans le document officiel inséré dans le Jl/011ile111· du li vento,e (22 fénie1), el que, depnis, publicistes et historiens onl, pour l'amour du grec, appelée , rarlhénopéen,w • du premier nom de Naples, Parlhénopé; déjà le Moniteur du O germinal un VII (29 mars 1709) parle de « la nouvelle rfpubliqth' r.apolitaine ou parlhénopécnne 11. C'était dans la nuit du t5 au 16 frimaire an VII (5 au 6 décemhre lîOS) que le Directoire avail appris l'agression des Napolitains contre la République romaine et, dans son courl mes;age du 16 (6 èécembre) aux Cinq-Cents el aux Anciens, après avoir signalé« lïusolenlc attaque• de la cour cle Naples, passant au roi de Sardaigne contre lequel il agissait en desrnus dPpuis assez longtemps, il ajoutait : « Le Directoire exécutif croit aussi de1oir vous dé· clarer que la cour de 'l'urin, /galcrr.enl ferfidc, fail cause commune avec nos ennemis el couronne ainsi u1.e longue suite c!e forfaits envers la République rrançaise ». JI proposait, en conséquence - pro1.osition votée par les Cinq-Ccuts el "pprouvétJ var les Anciens le Jour même - « de déclarer la guerre au roi ùc 1'aples et au roi de Sardaigne ». Celui-ci n·aurail cerlaine11 enl pas demandé mieux que d'èlre débarrassé des Français, ,•œu très compréhensible èe sa part, étant don nées les exigences réitérées et les manœuvres rggravantes de leurs agents ou de ceux des Républiques ligurienne el cisalpine, qui ne fureul pas étrangères à certaines révolles, d'ailleurs cruellement réprimées. Contrairement à leurs instructions, o'après M.\J.Guyol el Murel (Revue d'histoire moderne et co11temporni11e, 15 février 1904, p. 320), notre ambassadeur à 'l'urin, Ginguené, el le général Brune en arrivèrent à réclamer qu'une garnison française occupât la citadelle de Turin, el le roi avait fini par céder; à la suite d'une cenl'enlion signée le 1•J messidor au VI (i8 juin 1798), no, troupes amien t pris po~ses,ion de celle citadelle le 15 ' (:l juillet). Sous l'influence croi,sante de l'élément militaire, c'était de la parl de nol~e ambassadeur el du Directoire qui ratifia ,a conduile après coup, la conlinuation de la politi~ue d'emahissement, peu faite pour rassurer les
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