H ISTOTn E SOCIALISTE 487 triche à Vienne un traité d'alliance dérensile sui,i d'une augmentation de son armée; le 11 juin, convenlion secrète a,ec l'Angleterre sui,·ie d'une nou• ,elle au;,menlalion. Le parti de la guerre immédiate, à la tète duquel étaient la reine et sa favorite Emma Hamilton, pro0La de la victoire na,ale d'Aboukir, puis de la présence du 1•aingueur à Naples avant et arrès la pMse de l'ile de Gozzo, pour triompher des demi ères hésitations du roi, qu·avail rendu indécis la ,·ésolution de l'Autriche de ne pas encore entrer en campazne. Si la cour cle Vienne se refusait pour l'instant à prendre l'olfensive, ellr voulut au moins contribuer il assurer le succès de rarmée napolitaine en mettant à la disposition de Ferdinand IV lè général ~Jack. Avec les 60000 hommes environ placés sous ses ordres, ce derni~r prépara l'envahissement du territoire de 1û République romaine détendu efTeclivement par 19000 Frr.nçai,. A la nouvelle des rassembleme,,ts que les liai olitains opéraient ôllr la frontière romaine, le Directoire, à la fin de Yendémiaire (milieu d'octobre), sur le conseil de Joubert sous les ordres duquel iJ élail à l'armée de )layencc, cjé5igna pour le commandement de l'armée de nome, reconstituée comme armée à pa-rt el qui allait devenir l'armée de :'.\aplef, Championnet, arrhé à Rome le 28 brumaire an \ïl (18 novembre 1î!l8). Le 3 frimaire ;?3novembre,, l'Etat romain était envahi par les Napolitains qui, tout en déclarant n'en ·vouloir qu'aux sujets du pape inrnrgés contre leur ~0U1rrain, ~joutaient que la résis:ance des Français serait confidérée comme une déckrralion de guerre. )lacdonald, qui avait succédé à Romp, à Gouvion ~aint• Cyr (chap. :u,, § 2), avail 11p1Hisavec maU\airn humeur la oomillation de Championnet. On trouve dans la Revue d'hi,toire rédigie à l'état-major de /'armée la pr<!u1e de rn • susceplibililéjalou,c •,•des bruits calomnieux• lancés contre Championnet, de son •dépit• (lévrier loo:J, p. 33G, J:)8, :J;;I), de son« plan " pour le • supplanter • (Idem, avril ili03, p. ï2'i 1 ; el dans « le procès pendant jusqu'aujourd'hui entre ces deux hommes» 1ldem, JJ. 7Zi), il me parait que les torts ont été du côtti de Macdonald. A !"actif de Championnet, je rappellerai son bel ordre du jour du i9 frimaire (Û décembre) : « Le général en chef ... malgré les horreurs commises par les Nat olitains envers nos prisonniers et nos blessés, arrête . art. i ". - Tous les pri· sonniers napolitains seront traités aveç t.oute l'humanilé que l'on doit à un ennemi vaincu ou désarmé ... • (Idem, p. ï:35). Le 5 frimaire (25 novembre), ne laissant que 800 hommes dans le chAleau Saint-A11ge, il faisait évacuer Rome et'serepliait sur Civita Castellaoa, petite place fortifiée au sud-esl de Viterbe; le Ofrimaire (29 no,•cmbre), Ferqinaod IV eotrail à Rome en triomphateur, les parlisans de la Héplblique étaient outragés e'l emprisonnés, les restes de Duphot outragés el le pape invité à revenir • sur les ailes des chérubins • (Hevue d'fâ,toire rédigée à l' ,Jtat-mojor de l'armée, février i002, p. 320); mais la sainte ~orreur des pelles e1ii!lait déjà et ce ,·oyage sensationnel n'eut pas lieu. Les Napolitains avan-
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