478 HISTOIHE SOCIALISTE (milieu ùe nol'embre), de nouvelles d'Europe allant jusqu'au milieu de frucLidor (lin d'aoùl): « )1. Boulay de l_aMeurthe, dit-il, n'en fait pas men Lion dans son élude si complète ». L'importance de cette con,lalalion est grande, à mon sens, non à cause de la réceplion même de ces nouvelles, mais parc, que, le lendemain du jour où_avait paru le 11umùo 17 du Courrier de l'Éqypte <1uine permet pas de nier leur arril'ée, Bonaparte écril'ail (1"' frimaire an Vll21 novembre 1708) ou Directoire qu'il n'avait • aucune nouvelle de l'Europe depuis Lesimple, c'est-à-dire depuis le 18 messidor. Cela foil quatre à cinq mois» !Correspondance de Napoléon I", L. Y, p. 105J, Ce disant, Bonaparte i'nentail et, s'il mentait aus,i elTrontémenl, c'est que les nouvelles par lui communiquées en ce mois de brumaire (novembre) il son journal lui venaient a·unè source ou par une voie qu'il ne tenait pas à faire connaitre au Directoire. Or, cc qui s;est produit là une fois, d'une façon indéniable, a pu se reproduire sans qu'il nous soil possible aujourd'hui de le constater. Alors que ce n'est qu'après le 7 tbcrmi<lor, ditle de la bataille d'Aboukir, que Bonaparte eut les journaux de Si•l11er Smith, Jacques Miol, dans des ,INmoires pour servir à. fhùtoire des e:cpéditio11sen Égypte et en Syrie, publi6s en l'an Xll-180',, a écrit (p. 2;:;SJ: « Le û thermidor ... dans la nuil, Bonaparte fit appeler le général Murat; ils s'entretinrent du combat qui devail e donner le lendemain et, dans celle conversation, Bonaparte s'écria : « Celle balai Ile \'a décider du sort du monde». Le général ~lurat, étonné ... , etc.• El ~Liot ajoute un peu plus loin (p. 258-2:;0) : « JI est évident, d'après celle anecdote, que le général en chel'songeait déjà à son départ.// avait sa/lS doute ,·eru des lettres qui lui faisaient sentir la nécessité de son retour en France •· L'impossibilité de recevoir des lell,·es de France n'existait donc pas pour Miot. Quoi qu'il en soit, aussitôt tout au moins après la lecture des journaux de Sidney Smith, Bonaparte qui avait, dès son départ de Syrie, résolu de rentrer le plus tôt po,sible en France - ce que confirment le Moiliteur du 20 vendémiaire an VIII (H! octobre 1709) disanl: • il en prit la résolution devant Acre•, le g~néral Bertrand (L. li, p. 103), et un« ordre secret» mentionné par M. Boulay de la Meurthe (p. 21l) - mais qui tenait à y reparaitre av-ec l'éclat de la victoire, manifesta sa volonté do parlir en tnule. hâle à son cher d·étal-major, llerlhier, à sou ancien condisciple, alors son secrétaire, Bourrier;~e, el à Gaoteaume chargé d'apprêter rapidement el secrètement les navires nécessaires. JI écrivit le 5 fructidor (22 aoûl) à Kleber de se lroul'er le 7 (21, aoùl) à Roselle où il avait, disait-il, des communications urge,lles à lui faire. Sans ratlendre, se bornant à laisser à celui qu'il chargeail du commandement de l'armée des instructions écrites, il s·embarquait en cachette et quittait l'Égypte, dans la mali née du û 123 août), amenant avec lui Berthier, Lannes, Murar, MarmonL, Monge, Berthollet et quelques autres, décidé à se mettre « à la tête du gouvernement • (général Bertrand, t. Il, p. i72). Dans {es instrnclioos à Kleber, il a écrit : • J'abandonne, avec le plus
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