Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HIS'l'OJHE SOCIALISTE cl ,urpris Damanhour le 6 floréal (25 avril); mais celle ville avail élé reprise le 21 ( 10 mai), et le ruaùhi vaincu el morlellement blessé le 1" prairial (20 n,ai). La flolle anglo-lurque, portant l'armée organisée à Rhodes, ful aperçue dès le 23 messidor (11 juillel), et Marmont ne put empêcher le débarquement d'avoir lieu, le 2û (14juillel), dans la presqu'!le cl'Aboukir; le village, le 27 (15 juillet), et le fort, le 29 (17 juillel), lombèrenl au pouvoir des Turcs; il, s'y fortifièrenl en attendant l'arrivée de Mourad qui, de l'intérieur, devait marcher à leur renconlrc; celui-ci s'étail, ver, le 2t (10 juillet), avancé ju,- qu·au lac Nalron; mais il se 0t ballre par Mural, ce qui emp~cha celle jonction. Le 7 lhermidor (25 juillel), Bonaparle, ayanl réuni ses forces, atlaqua les Turcs. Celle balaille d'Aboukir sur terre eut une issue plus heureuse que celle du même nom sur mer: l'armée tu,·que fut écrasée el son général, ~luslapha, fail prisonnier; ylus de 2000 hommes, réfugié, dans le fort d'Aboukir, durenl se rendre le 15 (2 aoùl). C'esl après sa si complète victoire du 7 thermidor (2ë>juillel 1799), après le 15 (2 aotlt), préci&e l'ouvrage déjà cité du général Bertrand ( t. li, p. i41 ), que Bonaparle, ayan, envoyé un parlemenlai1e à bo1·dde la flolle anglaise pour trailer de l'échange de prisonniers, reçut de SidneySmilh un paquet de journaux anglals ellrancforlois allanl jusqu'au 22 prairial (10 juin). Ici se pose la question de rnvoit' si Bonaparte, pendant son séjour en f:gypte, !ul suffisamment informé des affaires ùe. France. ~I. Boulay de la Meurthe, dans son ouvrase Le Db'ectofre et l'expédition d'Égypte, a très consciencieusement cherché à établir la lisle des courriers expédiés el parvenus à destination de part el d'autre. De son exposé, il ressort <1ueBonaparle a eu par le counier LEsimple, arrivé au Caire le 23 !ruclidor an VI-9 septembre 1708(p. 22:S),des nouvelles allanljusqu'au commencement de thermidor (fin de juillet); que les communications ont été possibles jusqu'au milieu de pluviôse an Vil {fin de janvier 1799) par Tunis el Tripoli (p. 232); que, le 7 pluviôse (20 janvier), parvenait à Alexandrie un bateau ragusais ayanl à son bord deux Français porteurs de journaux du 1i brumaire {1" novembre) pris en passant à Ancône; ces deux Français, Hamelin el Livron, causèrent avec Bonaparte, le 20 pluviôse (8 février), avant son départ pour la Syrie (p. 229J; que, le 5 germinal (25mars), Bonaparte recev;iit devant Sainl-Jean-d'Acre les nouvelles apportées par un 11oiuméMourveau parli de Paris le 10 nivôse (30 décembre) el qui, le7 pluviôse (26janvier), en s'embar quant à Gênes, avait reçu de noire consul Belleville des • instructions et plu sieurs caisses de journaux» (p. 233). Bonaparle, dans l~s premiers joùrs de germinal an VII {fin de mars 1799), connaissail donc ce qui s'était passé en Europe jusque vers la !ln de nivôse (milieu de janvier). Nous avons vu qu'au milieu de thermidor {début d'aotlt), il avait élé renseigné par les journaux de Sidney Smith jusqu'au 22 prairial (10 juin); enfin, le 19 thermidor an VII (6

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