Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALISTE sociélé fussent appelés à en jouir, je ne dis pa; é, cmuellemenl, forluitemrnl. mais certainement, mais infailliblemenl • (.\rnaull. • ouveni,·., rl'un srxag,'- nafre, l. !\', p. 111'. Après deux nouveaux a;sauls (18 cl 21 floréal-7 cl 10 mai) infructueux malgré l'héroïsme des soldats qui, les dcu, fois. pénélr,'•rcnl danô la place, la nouvelle, d'une parl, du prochain emharqucmenl à Hhodes d'une armée turque de 18000hommes destinée à l'Egypte; d'autre part, d'un ,oulhemenl dans la Da•se Egypte, triompha de son orgueilleu,,c et folle obstinalion ; iI se rt'solul, le 28 (17 mai), à lever le siège. Plus lard, songeant à son rOve de domination orientale ou d'empire méditerranéen, il devait répéter souvent (voir notamment le .1/,',norial de Sainte-llilène, à la date de; 30 cl 31 mar, 1810) quïl a,ail manqué sa fortune à Saint-Jean-d'Acre. Au même moment, 'fippoo-Sahib sur le concours duquel il avail complt pour sou rouvre chimérique, était vaincu el Lué par les Anglais (l, mai 1î99) à Seringapalam, à une quinz,iine de kilomètre;; au nord de llaïsour. Dans la nuit du i" prairial (20 mai), Donaparle reprit la roule de Jaffa, où il arriva le 5 (24.mai). La peste qui a\'ail délrnl6 pendant le premier ,éjour à Jaffa - • les Pères de la Terre Sainte s'enfermèrent el ne voulurrnl plus communiquer avec les malades • (Ué,iré Lacroix, Bonaparte en Egy11te, p. 278) - faisait de terribles ravage,, le moral des troupes élail très aballu. Desgenelles chercha, pour rassurer les soldat-, à cacher la nature de la maladie cl à en nier la contagion; mais il ne s'inocula pas le mal, ainsi CJUe le prélend une légende que, par la suite, il a laissé s'accréditer (lli,toire médicale de l'armée d'Orient, p. Sî); seulemenl, d'après Larrey (Du,,linique Larrey et le~ campagnes de la .Qévolution el de /'Hmpire, par ll. Paul Triaire, p. 249, nole), « il en a faille simulacre en essuyanl une lancelle impr.-.gnée de pus sur wn bras ». Dans son 1/istoire que je viens de citer, Dc,genelles raconte (p. 245) que, Je 27 floréal (16 mai), Bonaparte Je fil appeler cl l'engagea à terminer les souffrances des pestiférés • en leur donnant de l'opium,,; il refusa el il ajoute (p. 240) qu'à. sa connais,ancc ce n'est qu·au retour à Jalîa « que Je puis-e allesler que l'on donna à des pestiférés, au nombre de 25 à 30, une forte dose de laudanum•· Larrey (Paul Triaire, Idem, p. 2j7) a sur ce poinl écrit : « Le récil de Desgenelles, confirmé par Napoléon, est exact. Bonaparte lui proposa réelleruenl d'empoisonner les malades quïl laisserait à Jalfa •· L'armée quilla Jalîa le O prairial (28.ruai), el l'arrière-garùe avec Kleber le lendemain. Pendant la relraile, Dooaparle dévasta systématiquement le pays parcouru, afin d'entraver toule poursuite. Après de grandes fatigues, on campa à El Arich le 14 (2 juin) et, le 26 (14 juin), Donaparle renlrail au Caire. Au1 petites révolles de villages, ,s'était ajoulè, pendant son absence, un soulèvemenl fomeolépar un imposteur qui,en se donnanl pour «madhi•, c'est-à-dire po1,1run envoyé de Dieu, a l'ail fanatisé quelques milliers d'Arabes

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==