HISTOIRE SOCIALISTE 473 Paris furent, après un court séjour à l'Allbaye, enfermés, le 15 messidor (3 juillet), au Temple. Tromelin, dont on finit par se méfier simplement comme servit,•ur pournnt fa,oriser l'évasion de son mailre, fut expulsé el embarqué, le t, thermidor an V (22 Juillet 1797), pour l"Angleterre. Il en revint secrètement et, avec l'aide de certains royalistes, notamment Le Picar,1 de Phelyppeaux, un complot fut organisé; un faux ordre de tran fert présenté par dcu, faux ofllciers leur livra, le 5 floréal an VI (2', anil ii08), les deu, prisonniers anglais qui réussirent à gagner Londres. Phelyppcaux était un ancien condisciple de Bonaparte à l"Ecole i\lililaire; ayant patriotiquement accevté l'uniforme el les gros appointements de colonel du génie anglais, il avait accompagné devant Acre, avec son ami de Tromclin, le commodore Sidney Smith; el ces royalistes, ces catholiques, aussi bons ser- ,·iteurs de la patrie française que leurs coreligionnaires, allaient diriger les travaux de la défense contre l"armée française au profil dP l'Angleterre; ~!. de Tromelin, d'ailleurs, dont le patriotisme et le royalisme ,;"adaptaient complaisamment à ses inl~rôls, devait plus tard, sur sa demande, ùtre nommé par Bonaparte, dc,·cnu empereur, capitaine el pui, général; quant à Phelyppcaux, il mourut d'un coup de soleil, le 1" mai. avant la levée du siège d' Acre. Les opérations du siège commençaient le 30 ventôse (20 mars) avec de petits canons, la grosse artillerie lran,porlée de Damiette par mer ayant été capturée l'avant-veille par le, An~lais. U11assaut tenté le 8 germinal (28 mars) échoua. On apprit, en outre, par le fils d'un cheik ami, l'approche de deux corps turcs venant l'un de la région de Naplouse el l'autre de Damas. Bonaparte expédia dans ces deux directions Mural el Junot à la tête chacun d'une petite colonne. Celle d~ )lurat atteignit d"abord Safed, puis poussa jusqu'au pont d'.Yakoub, sur le Jourdain, un peu au sud du lac de llouleh; mais, l'ennemi restant très éloigné, elle re, i11l sur ses pas et, le 1;; gfrminal {4 avril), était de retour devant Saint-Jean-d'Acre. Celle de Junot, après avoir été hien accueillie à Nazareth el s"être avancée ver. le lac de Tibériade (l'ancienne mer de Galilée), eut à lutter, le 19 germinal (8 avril), 11 Loubia, village à l'oue,l du lac, contre des forces très supérieures en nombre; elle par.int cependant à résister el à regagner Nazareth dont le nom allait être donné au combat qu'elle venait de soutenir: • Celle désignation quelque peu arbitraire parait avoir été choisie par Bonaparte pour frapper les imaginations•(Revue d'hisloire rédigée à l'étal-major de l'armée, n• de Janvier 1004, p. 64, note, élude de C. de La Jonquière). Bonaparte ordonna le lendemain (20 germinal-9 avril) à Kleber de se porter au secours de Junot. L'avanl-gar le était le soir m~me à Nazareth, où Kleberarriva le lendemain. Le 22 (11 avril), il se porta au-devant de l'ennemi Installé à Chagarab, position entre le lac de Tibériade et Cana qui est un vlllage au nord-est peu éloigné de Nazareth; il le repou,sa vers le Jour-
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