Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

472 IIISTOIRI; SOCI.-\LIS'l'E chement disperser au sud d'.-\s,ouan des Mameluks revenus sur ce point, celui-ci, parti de Keneh le 7 prairial \26 mai), entrait, le iO (29 mai), à Kosféïr sans résistance; il y installa le général Donze.loLcl, le i6 prairial (4 juin), il avait regagné Kench. La conquête de la Haule Egypte était achevée. Al'erli qu'une armée turque s'avançait vers l'Egypte par la Syrie, Bonaparte se disposa, à la fln de pluviô,e an VII (premiers jours de février i700), il aller au-devant d'elle avec 13000 hommes formant quatre divisions d'infan· terie mus les ordre; de Kleber, Reynier, Bon el Lannes, el une de cavalerie• commandée par Mural. Il rejoignait, le 29 (lî février). son avant-garde qui, commandée par Klebcr, était, après une marche pénible à travers le désert, parvenue, le 24 (12 révrier), sur la frontière de Syrie, à El Arich dont, depuis deux jours, Je général Reynier tenait la garnison bloquée dans la citadelle. Des troupes turques ayant essayé de la secourir rurenL mises en déroute le 27 (15 février), et le fort bombardé capitula le 3 ventôse (21 lévrier). Bonaparte laissa la garnison en liberté sur le serment de ne plus servir contre les Français; le 6 (N février), il entrait en Palestine, prenait, le lendemain, Gaza après une faible résistance, occupait ensuite Ramleh (11 ventôse-1" mar3) et trouvait dans ces deux villes d'énormes approvisionnement,:. Le 14(4 mars), commençaient les préparatif; pour le siège de Jaffa; le i7 (7 mars), la ville était emporlétl d'assaut el la population égorgée; la tuerie rut horrible, 2000 hommes périrent; 3000 autres emiron (Revue d'histoire rédigée à l'état-maj01· de l'armée, n• de novembr& 1003, p. 312, d'après C. de La Jonquière) déposèrent les armes et, sur l'ordre formel de Bonaparte, eut lieu l'odieux mass1cre de 2500 environ d'entre eux (Idem, p. 317) fusillés les !8, 10 et 20 ventô;e(8, 0 et 10 mars) sous prétexte qu'il y avait en grand nombre dans !eurs rangs des soldats d'EI Arich qui avaient violé leur serment, en 1éalit6 pour se dèbarrass~r de prisonniers trop nombreux : « li ne pouvait y arnir plus de 400 à 500 soldats d'EI Arich sur les 2400 à 2500 prisonniers qui furent passés par les armes • (ldem, p. 316, note). Après quelques jours de 1·epo;, on marcha {2i vcnlô.e-H mars) sur S;inl-Jean-d'Acre ou Akka, l'ancienne Ptolémaï;, la 1>lacela plus importante de la Syrie, devant laquelle Bonaparte se lrouvail le 28 (18 mars). Mais, le 24 (14 mars), le commandant de la garniso11 turque, Djezzar ..~,cha, avail vu arriver, pour lui prèler un précieux appui, le commoùore Sidney Smith - celui qui, le 18 décembre 1793, avait incendié l'arsenal et la fiolte de Toulon - à la tète de deux vaisseaux ùc ligne et d'une frégate, avec lesquels il allait contribuer à ravitailler les assiégés en hommes et en munitions. Sidney Smith, monté sur le Diamond, s'était, le 29 germinal an IV (18 avril iî96}, en rade du Havre, emparé d'un navire français, le Vengeur; mais le vent el la marée le poussèrent malgré lui en Seine où il fut pris avec le lieutenant anglais Wright el l'émigré français de Tromelln qu'il flt passer pour son domestique. Les trois prisonniers ayant été bientôt envoyés à \

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