Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOll\E SOCIALISl'E des enl'ahisscurs, étaient victimes des Mameluks, ils n'étaient nullement dis11osés à se soulever en faveur de gens dont, malgré loul, ils su•peclaienl les intentions, el qui purent les intimider, non les séduire; Bonap arte en fut pour ses !rais d'éloquence hypocrite. Kleber, qui avait été ble,~é au moment de l'escalade de la muraille, resta à Alexandrie avec 3.000 hommes, et Donaparle, qu'avait précédé la division Desaix, marcha, le 10 messidor (7 juillet), sur le Caire par le désert de Damanhour, dans la traversée duquel les soldats eurent beaucoup à souffrir du manque d'ombre et d'eau. lis atteignirent enfin Ramanleh, presque eo face de Damanhour, sur le Nil de Roselle, où ils furent ravilaillo s par une OoUille qui, chargée de vivres et de munitions, avait remonté l e fleuve el de,ait continuer à le remonter. Après deux combats sans Importance contre les Mameluks, le 22 messidor ( 10 juillet) à Ramanieh el le 25 (13 Juillet) un peu plu, loin, à Cbobrakbil ou Chebreis, ils conlinuèrenl à remonter le Nil; le 3 thermidor (21 juillet), ils arrivèrent, non sans avoir éprouv\ \ de rudes fatigues, près du village d'Embabeh, non loin du Caire, où Mou rad s'était élahli; au loin se dressaient les Pyramides de Gizeh dont on donn a le nom à la bataille du 3 thermidor. ~'ormés eo rarrés, nos soldais résistèren t aux opini:l.tres attaques des cavaliers turcs qu'ils assaillirent à leur tour cl décimèrent: i 500 à 2 000 lfamcluks furent tués ou se noyèrent dans le Nil. Comme ils a,aienl de très belles armes cl des pièces d'or dans les ceinture s, les soldat, firent un grand butin : • L'armée commença alors à se réconcilier avec l'l~ttl le » (général Gourgaud, Mémoires pour servü· à l'llistofre de France sous J\"apoli'o11, l. Il, p. 2'.2-213). Le 4 thermidor (22 juillet), dans la soirée, les troupe, entraient au Caire. 11ourad s'était enfui dans la llaule Égypte où Desaix allait bientôt le poursuhre. Ihrahim ballil en retraite du côté de la Si rie el s'établit ,ers Belbei•, à une vingtaine de kilomètres au suù. de Sagasig; Donaparle se porta au devant de lui, et c'est à plus de cinquante kilomètres au nord-est de celle dernière , ille, au delà de Salihieh, o ù il le battit, qu'il le fil reculer (24 thermidor-11 aoOI). L'€b"}'Ple paraissait conquise; triomphant, Donaparte, en roule pour rentrer au Caire (26 lhe rmidor-1:) aoOt), apprenait le désastre naval d'Aboukir. L'Angleterre avait naturellement connu les armements de la Fran ce en \'lie d'une de,cenle sur ses côtes; aussi avait-elle ioul d'abord r appelé SC$ ,ais~eaux dans !'Océan, n'immobilisant devant Brest el Cadix que les rocces rnln•antes pour bloquer la flotte française et la flotte e~pagnole; les na,•ires anglais avaient disparu de la Méditerranée; l'ile d'Elbo élail évac uée depuis un an (18 mar, 1797). Ignorant cependant le but immédiat des préparatif, faits à Toulon, l'amiral Jerwis détacha, de Cadix, le 2 mai, Nelson cha rgé, avec trois nisseaux el quatre frégates, de surveiller l'escadre fran çaise. Eloigné des côtes de Provence le 10 mai par un coup de vent, Melson, après avoir t·éparé se, ararics pr/Js des côte$ de SarJaigne, appriL qw, l'eacadre

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