40'1 HISTOIRE SOCIALISTE du x, 111• siècle, encore en si pclil nombre, - et grâce à la résolution volée par la Chambre le Z'I novembre 190:l, sur l'initiative de Jaurès, on peut espérer que ces publications ne larderont plus trop à être faites méthodiquement - les conslalatioos d'ensemble deviendront plus précises. · CllAPITnE XIX. r:xrÉ01TION D0 ÉGYPTE. - o'EUXllhfE COALlTIO:S-. {Floréal an VI à nivtsc a11 Vil/ - .liai 1798 à décembre 1 799). § i. - t:gypte et Syrie. Nous avons déjà vu {chap. x) que Donaparle ne se considérait pas comme Français. En iî08, au moment de quitter Paris pour 80 rendre en Égypte, il di•ail encore à Fabre {de l'Aude), un de ses intimes el un de ses admirateur. '1/i.<loh-esecrète du Directoire, L. Ill, p. 374) : • La pal rie I où est-elle? ...• Entre nous soit dit, la mienne est-elle ici ou dans la Cor;e? • Arrivé il TonIon {chap. xvu, S 2) le 20 Ooréal an VI (9 mai 1798), ce Corse irrédentiste, si cher à nos nationalistes à qui il a appris à exploiter la patrie française, parla aut soldats, au début de la nouvelle expédition, Je même langage qu·en l'an IV (1796) ; • Il y a deux ans, rappelait-il, que je vins vous commander ... Je vou, promis de faire ces,er \"OS mi•ères. Je vous conduisis en Italie; là, tout vous fut accordé ... Je promets à chaque soldat qu·au retour de cette expédition, il aura à sa di~posilion de quoi acheter six arpents de terre•· On a depuis contesté ce te1le, el en particulier cette dernière phrase, dont l'aulhenticil6 résulte incontesta!Jlemenl des documents fournis par M. C. de La Jonquière /Expéditio,i d'i.'qyple, l. I", p. 464). Il avait désigné à son gré officiers cl soldats; à des généraut qu'il avait commandés en llalie, il joignit deux des chefs les plus. populaires, Klcber el Desaix; il ne prit, nous dit son confident Fabre {de l'Aude), • que 36.000 hommes choisis, il est vrai, parmi !"élite de l'armée d'Italie • {llistoire secrète du Directoire, t. Ill, p. 38~); ce qui no l'avait pas empêché à un autre moment, je l'ai signalé (chap. :uv), de dénigrer celle armée pour se grandir. Il emmenait avec lui des savants tel, que tlienne Geol!roy Sainl-llilaire, Berlhollel, Monge, Pourier. La Oolle entière, composée de t5 vaisseaux de ligne, 13 frégates, Z'I bâtiments 16gers et cmiron 300 transporl3 avec 16.000 marins ou canonniers, était sous les ordres du vice-amiral Brucys. Le d6parl de la partie principale eut lieu de Toulon Je 30 floréal {19 mai); elle devait recueillir en route des convois de corse, de Gênes, de Civita-Vecchia. Les navires frar.çais se dirigèrent vers Malle, devant laquelle ils se lrouvèrcnl tous réunis le 21 prairial (9 juin). L'Iie élail alors sous la domination
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