32 JIISTOl!lE SOCIALLSTE Depuis le n• 23 daté du i!, vendémiaire an 1TI(5oclobrei794), son journal avail pour titre : « Le Tr;bun du Peuple Olt le Défenseur des Droits de l'llomme en continualion du Journal de la Libaté de la Presse». B1beuf justifiait ainsi son nouveau litre: « Tribun du peuple m'a paru la dénomination la plus équivalente à celle d'ami ou de défenseur du peuple. Je demanrte qu'on n'aille pas chercher d'autre acception ». Abandonné par son imprimeur, le Conventionnel GulTroy, qui arrêta le tirage du 11• 26, n'ayant plus les moyens de faire imprimer son journal, il envoya, avec une lettre e,plicalive, le manuscrit du n• 27 aux membres du • ciub ci-devant électoral» qui avait pu reprendre ses séances dans la sallc dc l'Bssemblée générale de 1., seclion du Muséum, au Louvre (Paris pendant la réaction then:nidoi·ienne ... , t. l", p. 256), el qui fil paraitre le numéro (22 vendémiaire-13 octobre). Cll.-1.PITflEIll COMllE~CEME~TDE LA RÉACTIO:'i (vendémiaire à (rimiiirc an 111-octob,·e â dCcembre li9f.) La question clu commerce. traitée par le club dit électoral dan, radre,se du iO vendémiaire (1.. octobre), sïmpo,ait alors à rattenlion de tous, et celle adresse exprimait le sentiment de la grande majorité. Les documents de répoque, les rapports de police, par exemple, dont, sous le lilre Pal"ispen_ dant la ,·éaclion tltennidor;enne et sous le Di,-ectoire, Al. Aulard a composé un si intére,sanl recueil, auquel je renvoie d'une façon générale pour toutes mes citations de ces rapports, prou,·cnt que le 1>ubllcse préoccupait principalement cle tout ce qui concernait les subsistances. On se plaignait de plus en plu, ùe la pénurie des denrées mises en vente, de leur mauvaise qualité, de leur prix élevé, des infractions impunément commises aux lois du maximum, du temps qu'il fallait perdre à faire queue pour obteuir peu de chose, de l'inégalité des répartitions. Les trafiquants accréditèrent le bruit que le, marchandises regorgeaient autour de Paris où le maximum seul les empêchait cle venir; il y avait là une part de vérité, il y avait surtout le désir de voir supprimer le maximum pour spéculer avec une sécurité complète; et les gouvernants ne pouvaient être dupes de leurs procédés. On !il dans le rapport de police du "venrtémiaire ( 25 septembre) : • L'aristocratie marchande lève la tête avec audace. JI semble que l'indifférence affectée sur l'inexécution de la loi du maximum prépare son triomphe ... L'agiotage est poussé à son comble; les gros marchands écrivent, s'agitent, se tourmentent, font des voyages pour accaparer toute espèce de marchandises. » L'opinion publique admit vite que l'amélioration qu'elle souhaitait avant tout, ne pouvait provenir que d'un changement de système, que le maximum
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